L’économie circulaire appliquée aux transports, à l’agriculture et au bâtiment

Le 26 juin 2015 par Stéphanie Senet
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Les bénéfices les plus importants sont attendus dans les transports
Les bénéfices les plus importants sont attendus dans les transports

Alors qu’un nouveau paquet Economie circulaire est attendu de pied ferme dans l’Union européenne d’ici la fin de l’année, ONG et instituts de recherche multiplient leurs éclairages. Dans un nouvel opus publié le 25 juin, la fondation britannique Ellen MacArthur[1] évalue à 1,8 trillion d’euros les bénéfices indirects annuels d’une économie circulaire à l’échelle européenne dès 2030.



[1] En collaboration avec the McKinsey Center for Business and Environment et SUN (Stiftungsfonds für Umweltökonomie und Nachhaligkeit)

 

 

Condition d’une économie circulaire avancée, la productivité des ressources doit augmenter d’au moins 3% par an d’ici 2030 dans l’UE grâce au réemploi, au partage (des biens, des bâtiments et des applications), à l’éco-conception (extension de la durée de vie des produits) et au recyclage. Ces bénéfices ne profiteront pas seulement à l’économie: une hausse de 3.000 euros des revenus des ménages devrait l’accompagner. Quant au climat, cette évolution permettrait de réduire de 48% les émissions de CO2 européennes par rapport à 2012.

En janvier 2013, la fondation Ellen MacArthur s’était focalisée sur les bénéfices d’une économie circulaire appliquée aux seuls biens de consommation, les évaluant à 500 Md€ par an en Europe.

 

Transports, alimentation, bâtiment

Cette estimation est basée sur la mise en place d’une économie circulaire dans trois secteurs-clés, l’alimentation, les transports et le bâtiment, mais qui représentent à eux seuls 80% de l’utilisation des ressources en Europe.

Certains faits montrent que les marges de progrès sont immenses. Par exemple, une voiture est garée en moyenne 92% de son temps, et ne transporte qu’1,5 personne alors qu’elle peut en compter 5. Autre aberration connue: 30% de la production alimentaire est jetée à la poubelle. Enfin, un bureau n’est utilisé en moyenne qu’entre 35 et 50% du temps de travail.

A l’inverse, il est nécessaire de développer les systèmes de transport partagés, de réduire le gaspillage alimentaire, de produire des aliments de qualité, de fabriquer des logements passifs, ou encore d’accroître la production d’énergies renouvelables.

 

32% de ressources en moins

Le calcul est simple. La hausse de la productivité des ressources permettra de réduire de 32% la consommation de matières premières en 2030 (matériaux de construction, terres, engrais, pesticides, eau, carburants et électricité non renouvelable) et de 53% en 2050 par rapport à aujourd’hui. C’est d’ailleurs dans le domaine de la mobilité que les gains les plus forts sont attendus.

Alors que transports, alimentation et bâtiment représentent 7,2 trillions d’euros par an pour la fabrication et l’utilisation des ressources, la facture pourrait se réduire d’1,8 trillion en 2030 (pour atteindre 5,4 trillions au total). A condition de passer à des systèmes de transport, d’agriculture et de construction plus durables.



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