L’écologie, c’est décidément trop cher

Le 09 juillet 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Pas plus que ses prédécesseurs, Ségolène Royal n'a pu défendre son budget.
Pas plus que ses prédécesseurs, Ségolène Royal n'a pu défendre son budget.

Ça commençait à bien faire sous la présidence Sarkozy. Ça continue de coûter trop cher à l’administration Hollande. D’une mandature l’autre, le budget du ministère de l’écologie n’est toujours pas à la fête.

Ce mercredi 9 juillet, le gouvernement a transmis aux parlementaires les grandes lignes des budgets pour les trois prochaines années.

Outre la (sombre) vision triennale qu’il donne aux élus, ce document servira aussi de base au débat sur le projet de loi de finances 2015, qui sera présenté dans le courant de l’automne. Pour mémoire, le gouvernement prévoit de réduire de 50 milliards le montant des dépenses publiques d’ici 2017 (par rapport aux chiffres de la loi de finances initiale pour 2014): -21 Md€ en 2015, -16 Md€ en 2016 et –13 Md€ en 2017.

Hors charges de la dette et pensions, l’état réalisera 36% des économies; les collectivités 22%. Le solde de l’addition de la rigueur étant réglé par la sécurité sociale.

Les crédits des seuls ministères (hors dette et pension, hors crédit à l'Union européenne et hors dotation aux collectivités territoriales) baisseront par rapport à la tendance de 1,8 Md€ en 2015; 2,1 Md€, en 2016; et 2,3 Md€ en 2007, subventions aux opérateurs de l'état compris.

Dans le lot, le ministère de l’écologie s’en tire mal. Selon nos informations, Manuel Valls proposerait de réduire de 454 M€ les dotations à l’hôtel de Roquelaure. Le budget de Ségolène Royal devrait tourner autour de 6,5 Md€: une baisse de 9,3% par rapport aux chiffres prévus par la loi de finances pour 2014. Le ministère devra aussi diminuer son personnel de 515 postes.

Si elle était votée par les parlementaires, cette évolution serait dans la droite ligne de celle observée ces dernières années. Depuis 2012, le budget de l’écologie n’a cessé d’être raboté, passant de 8,38 Md€, en 2012 à 7,08 cette année. Dans les même temps, le nombre de fonctionnaires «verts» était réduit d’environ 500 équivalent temps plein par an.

L’avenir du grand ministère de l’écologie est peut-être derrière lui.



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