L’écologie, 5ème roue du carrosse du discours de politique générale

Le 04 juillet 2017 par Marine Jobert
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Edouard Philippe, au Parlement (capture d'écran).
Edouard Philippe, au Parlement (capture d'écran).
MJ

Déception pour ceux qui espéraient quelques annonces sur l’écologie. La question a été expédiée en 3 minutes par le Premier ministre. A part l’objectif d’atteindre la neutralité carbone en 2050, la plupart des annonces du jour avaient déjà été éventées.

Voilà plus d’une heure qu’il parle et Edouard Philippe n’a prononcé le mot «environnement» qu’une seule fois, avant de passer à autre chose. Sur les bancs de l’Assemblée, Nicolas Hulot attend que l’on parle enfin de son ministère d’Etat. A ses côtés, tous ses collègues du Gouvernement ont déjà entendu le Premier ministre égrener leur feuille de route. Mais sur l’écologie, rien. Quand enfin il est question de transition écologique, de «façonner une nouvelle ère», Edouard Philippe cite Jared Diamond -l’auteur du livre «Effondrement»- et évoque le retrait de Donald Trump de l’accord de Paris. «Il fallait pas l’inviter», s’époumone Jean-Luc Mélenchon depuis la tribune.

Fiscalité carbone: objectif accélération

Les déclarations s’enchaînent, sans grande surprise et sans mode d’emploi. Atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Ne plus accorder de permis d’exploration d’hydrocarbure. Diviser par deux les déchets mis en décharge pour favoriser les déchets recyclés. Recycler 100 % des plastiques d’ici à 2025. Faire converger la fiscalité essence-diesel avant la fin de la mandature. Accélérer la montée en puissance de la fiscalité carbone. «Il faut taxer la pollution plutôt que le travail», déclare Edouard Philippe, qui plombe un peu plus encore les grandes infrastructures de transport, au profit du développement de la mobilité du quotidien qui sera au menu des Assises de la mobilité à la rentrée.

Sans faux semblant?

La séquence a duré 3 minutes tout au plus, perdue au milieu d’une heure trente de discours. Encore quelques mots sur les Etats généraux de l’alimentation, qui devraient débuter prochainement: «sur les pesticides et les perturbateurs endocriniens, il faut les envisager sans faux semblant». Comprenne qui pourra, alors qu’à Bruxelles, la France venait d’acquiescer à la proposition de la Commission européenne et à ses critères de définition des perturbateurs endocriniens, dénoncés par les associations environnementales.



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