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L’école française de l’eau suspectée par Bruxelles

Le 18 janvier 2012 par Geneviève De Lacour

A moins de deux mois du Forum mondial de l’eau qui ouvrira ses portes à Marseille le 12 mars prochain, l’annonce fait l’effet d’une bombe dans le monde de l’eau. La Commission européenne a déclaré dans un communiqué publié mercredi 18 janvier avoir ouvert une procédure formelle en matière d'ententes et d'abus de position dominante visant les entreprises Saur, Suez Environnement/Lyonnaise des eaux et Veolia.

Le gendarme européen de la concurrence cherche à savoir si les entreprises concernées «ont coordonné leur comportement sur les marchés des services de l'eau et des eaux usées en France, en particulier en ce qui concerne des éléments du prix facturé au consommateur final».

L'enquête devra notamment déterminer si ces trois entreprises, «en accord avec la Fédération professionnelle des entreprises de l'eau (FP2E), ont coordonné leur comportement sur les marchés français de l'eau et des eaux usées, en violation des règles de l'Union européenne sur les ententes».

En avril 2010, la Commission avait effectué des inspections surprises dans les locaux de plusieurs entreprises du secteur de la distribution d'eau et du traitement des eaux usées en France. A la suite de cette enquête, d'ailleurs, la Commission a infligé à Suez Environnement et à sa filiale, la Lyonnaise des eaux (LDE), une amende de 8 millions d’euros pour bris d’un scellé apposé par la Commission au cours d’une inspection dans les installations de la LDE en avril 2010 (voir communiqué).

Bruxelles précise, comme il est de règle, avoir informé les sociétés concernées et les autorités de concurrence des Etats membres de l'ouverture formelle d'une procédure.

Ceci signifie que la «Commission traitera cette affaire de façon prioritaire, mais ne préjuge en rien des conclusions de l'enquête», prend-elle soin de préciser.

La durée de ce genre d'enquête varie en fonction de différents éléments, «dont la complexité de l'affaire, le degré de coopération des entreprises concernées avec la Commission et l'exercice des droits de la défense», rappelle-t-elle.

«Nous sommes sereins sur la réalité de la concurrence en France», a affirmé une porte-parole de Suez Environnement. Avant d’ajouter que le groupe allait «continuer à collaborer pleinement avec les services de la concurrence de la Commission européenne qui ont la charge de cette enquête».

De son côté, une porte-parole de Veolia Environnement n'a pas souhaité faire de commentaires.

Contactée par l'AFP, la Saur n'avait pas réagi dans la matinée.
 
A la Bourse de Paris, les titres Veolia et Suez Environnement étaient à la peine, perdant respectivement 3,06% à 8,35 € et 2,42% à 9,16 €, dans un marché en hausse de 0,65% à 11 heures 16.
 


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