L’éco-bilan du gaz de schiste de nouveau dégradé

Le 15 avril 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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L'avion renifleur de l'université Purdue.
L'avion renifleur de l'université Purdue.
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Mauvaise semaine pour les promoteurs des gaz non conventionnels. En début de semaine, le gouvernement polonais a reconnu que Total jetait l’éponge. Le pétrogazier français n’a pas renouvelé, début avril, sa demande de permis de prospection de gaz de schiste, dans la région de Chelm. Après l’ENI, Exxon, Marathon, Talisman, le Français est le 5e géant de l’énergie à considérer que les gisements polonais d’hydrocarbures non conventionnels sont insuffisants pour être exploités.

De l’autre côté de l’Atlantique, c’est une tout autre histoire. L’exploitation des gaz de houille et de schiste y bat toujours son plein. Mais son bilan environnemental ne cesse de se dégrader. Dernière information en date, l’étude publiée le 14 avril par une équipe de chercheurs, dirigée par Dana Caulton (Purdue University), dans les comptes rendus de l’académie US des sciences (Pnas).

Spectromètre aéroporté

Grâce à un avion équipé d’un spectromètre, les chimistes de l’atmosphère ont quantifié précisément les émissions fugitives de puits situés dans le sud-ouest de la Pennsylvanie, au-dessus des fabuleux gisements du bassin de Marcellus. Mieux, grâce à plusieurs systèmes de positionnement très précis, ils ont pu déterminer le taux de fuite de chaque puits.

Les scientifiques ont ainsi mis en évidence d’importants taux de fuite pour des puits en cours de forage. Selon les relevés du spectromètre, chacun des 40 forages (avant leur entrée en exploitation) crachaient, en moyenne, 34 grammes de méthane par seconde. Dit comme ça, ça n’a l’air de rien, mais de tels rejets sont 100 à 1.000 fois plus importants que ceux déclarés par les gaziers à l’agence fédérale américaine de l’environnement (EPA).
S’ils étaient confirmés à plus grande échelle, de tels résultats confirmeraient ceux d’autres études menées aux Etats-Unis et en Australie, avec d’autres méthodes de mesure. Ils confirmeraient aussi que l’empreinte climatique des gaz non conventionnels se situe entre celle du gaz naturel et du charbon.



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