L’eau, un problème toujours critique à Fukushima

Le 19 février 2015 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Tepco ne cesse de construire des citernes.
Tepco ne cesse de construire des citernes.
© IRSN - Recoquillé-Bression

Et de trois! A peine rentrés du Japon, les membres de la troisième mission d’inspection de la centrale accidentée de l’agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ont publié leur rapport. Globalement, les 15 experts estiment que la situation, aussi grave soit-elle, évolue favorablement.

Motifs de satisfaction

L’équipe internationale constate, par exemple, que les autorités japonaises et l’exploitant, Tepco, ont bien engagé les actions préliminaires au démantèlement (à long terme) des installations de la centrale. Elle se félicite aussi de progrès réalisés depuis la précédente visite des experts onusiens, comme le retrait des barres de combustible de la piscine de refroidissement de la tranche 4.

L’AIEA, en revanche, ne se satisfait pas de la gestion des eaux contaminées. Bien que les techniciens japonais aient réalisé des prouesses: le système ALP de décontamination des eaux filtre non seulement les césiums, mais aussi et depuis peu, le strontium.300.000 mètres cube d’eau injectés sur les réacteurs pour en assurer le refroidissement ont ainsi été traités.

mur de glace

Pour autant, Tepco n’est toujours pas parvenu à empêcher les eaux souterraines de pénétrer dans les zones contaminées du site. Son fameux «mur de glace» n’est toujours pas opérationnel. De même, la construction d’un nouveau réseau de drains souterrains, couplé à une station de traitement, n’est pas achevée.

En conséquence, l’AIEA estime que Tepco ne pourra pas continuer à stocker à terre toujours plus d’eau radioactive; bien que l’électricien ait récemment accru d’un tiers sa capacité de stockage (qui atteint désormais 800.000 m3). En conséquence, l’AIEA estime «qu’il faut considérer toutes les options, y compris un possible relâchement contrôlé dans l’océan.» A charge pour l’électricien tokyoïte de préparer une évaluation environnementale d’une pollution de cette région du Pacifique par des eaux contaminées au tritium, un radionucléide que l’on ne peut filtrer.



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