L’eau et l’économie verte au sommaire d’«Un Environnement pour l’Europe»

Le 22 septembre 2011 par Célia Fontaine
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La 7e Conférence ministérielle «Un environnement pour l'Europe», organisée par la Commission économique des Nations unies pour l'Europe (Unece selon l’acronyme anglais), se tient à Astana, au Kazakhstan, du 21 au 23 septembre 2011.
 
«Un environnement pour l’Europe», est une instance paneuropéenne où, depuis 20 ans, «les grands défis environnementaux peuvent être abordés et une vaste coopération horizontale en matière d’environnement favorisée entre les pays d’Europe, d’Amérique du Nord, du Caucase et d’Asie centrale ». Il s'agit d'un partenariat entre les Etats, des organisations intergouvernementales, des centres environnementaux régionaux et la société civile, notamment le secteur privé.
 
A l’ordre du jour de la conférence qui réunit actuellement des délégués de 53 pays de toute la région paneuropéenne ainsi que des délégués des Etats-Unis, du Canada et d'Israël : la gestion durable de l’eau, des écosystèmes aquatiques et l’économie verte. Les résultats des discussions constitueront la contribution régionale à la Conférence Rio+20.
 
L’Unece invite les pays à ratifier et à appliquer les accords multilatéraux comme la Convention sur la protection et l’utilisation des cours d’eau transfrontières et des lacs internationaux (Convention d’Helsinki) et son Protocole sur l’eau et la santé.
 
Les pays riverains sont encouragés à «conclure des accords sur les eaux transfrontières et à appliquer les accords existants, à renforcer les cadres institutionnels et à élaborer des stratégies portant notamment sur les questions d’environnement et de sécurité et sur l’adaptation de leur gestion de l’eau aux phénomènes extrêmes et aux changements climatiques».
 
Pour soutenir la conférence, l'Agence européenne pour l'environnement (AEE) a lancé le 21 septembre un rapport innovant sur l'«évaluation des évaluations», qui établit des recommandations visant à mieux aligner informations environnementales et élaboration des politiques.
 
Ce rapport montre que nous devons renforcer le lien entre politique et information: «Les décideurs politiques doivent mieux utiliser la multitude d’informations relatives à l'environnement dont nous disposons aujourd'hui, et parallèlement, les évaluations des incidences sur l'environnement devraient aspirer à être aussi pertinentes que possible en termes de choix politiques», précise Jacqueline McGlade, directrice exécutive de l'AEE.
 
Il s’agit donc d’«écologiser» nos économies, ce qui exige une gestion équitable des ressources limitées sans pour autant compromettre les fonctions essentielles des écosystèmes.
 
En ce qui concerne la gestion durable de l'eau et des écosystèmes liés à l'eau, les auteurs de l’étude ont analysé plus de 300 rapports sur l'eau de 48 pays, publiés au cours des 5 dernières années. Ils ont constaté que les informations données dans certains pays à ce sujet sont souvent insuffisantes ou sans intérêt pour les politiques. «Nombre d'évaluations se restreignent actuellement trop aux tendances et aux statuts environnementaux et devraient se concentrer davantage sur les mesures et la gestion, notamment en ce qui concerne la pénurie d'eau, les phénomènes météorologiques extrêmes et les écosystèmes liés à l'eau.»
 


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