L’eau du robinet présente un très faible risque radioactif

Le 02 mars 2011 par Geneviève De Lacour
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L’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), la Direction Générale de la Santé (DGS) et l’Institut de Recherche et de Sûreté Nucléaire (IRSN) ont publié le 21 février dernier leur deuxième bilan national de la qualité radiologique des eaux distribuées. Basé sur 72.300 résultats d’analyses et environ 25.000 prélèvements réalisés entre 2008 et 2009, ce bilan a pour but de faire le point sur la qualité radiologique de l’eau distribuée aux consommateurs français.  

Sur la période 2008-2009, l’analyse de l’eau a été réalisée pour 96,6% de la population française (contre 87% en 2007). Résultat, seule 0,2 % de la population est exposée à des doses de rayons ionisants par ingestion d’eau, supérieure à la valeur référence de qualité fixée par la réglementation. La DTI* (dose totale indicative) est supposée être inférieure à 0,1 mSv/an. Au total, il s’agit de 102.467 personnes qui ont été alimentées par une eau dont la DTI moyenne a dépassé la référence de qualité. Pour 1.327 de ces personnes, l’eau distribuée possède une DTI supérieure à 0,3mSv/an. Les auteurs du rapport concluent: « L’exposition aux rayonnements ionisants apportée par l’eau est très faible. Le risque pour le consommateur, s’il existe, peut être considéré comme très faible. » Pourtant, pour ces personnes plus exposées, les Agences régionales de santé (ARS) s’engagent à prendre des dispositions (informations, recherche des causes et solutions techniques), toujours selon ce même rapport. Les départements les plus touchés sont la Creuse, la Dordogne, le Gers, la Haute-Vienne, l’Ile et Vilaine, le Morbihan et la Nièvre.

Les analyses réalisées pour le suivi concernent le tritium et les radionucléides alpha et bêta. En revanche, la concentration en uranium naturel n’a pas été mesurée. Or le risque chimique de l’uranium est supérieur au risque radiologique. La valeur guide provisoire de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) est de 15 µg/l dans une eau de boisson. L’ASN et la DGS souhaitent que la mesure de la concentration en uranium soit intégrée au contrôle sanitaire et qu’une valeur limite soit fixée pour les eaux destinées à la consommation humaine.

Quant au radon, qui est un radionucléide gazeux, un bilan historique réalisé par l’IRSN en 2010 sur la période 1977-2003 a permis de mettre en évidence un faible pourcentage (4%) de mesures de radon dans l’eau dépassant la valeur de 1000 Bq/l. Une recommandation européenne (du 20 décembre 2001) incite les Etats européens à fixer un niveau de référence de 100 Bq/l. Les 4% de résultats supérieurs à cette valeur limite, indicative, se situent dans les 21 départements concernés par la présence de radon géologique dans l’air des bâtiments.

Le bilan mentionne que la DGS et l’ASN réfléchissent à préciser la réglementation en ce qui concerne le radon dans les eaux de consommation.

 

·          La DTI correspond à la dose d’exposition aux rayonnements ionisants attribuable à l’ingestion d’eau pendant une année.  

 



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