L’eau du robinet est de bonne qualité en Ile-de-France

Le 08 mars 2012 par Stéphanie Senet
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Un effort supplémentaire doit viser les teneurs en pesticides
Un effort supplémentaire doit viser les teneurs en pesticides

En Ile-de-France, l’eau du robinet est globalement de bonne qualité, selon un rapport publié le 7 mars par l’Agence régionale de la santé (ARS), en charge du contrôle sanitaire des eaux destinées à la consommation.

Ce bilan 2010 rappelle quelques données générales. Ainsi , en Ile-de-France, l’eau du robinet provient de 942 captages dont 862 alimentent des collectivités publiques.

46% des réseaux sont intégralement protégés par une Déclaration d’utilité publique (DUP), 37% le sont   partiellement et 17% ne font l’objet d’aucune mesure.

Au niveau administratif, la très grande majorité des communes (81% des unités de distribution) ont opté   pour la délégation du service public. La gestion en régie directe touche surtout les petites communes rurales, ainsi que Paris –qui a municipalisé sa gestion en 2010- et Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne).

Sur le plan bactériologique, 75% de la population a été alimentée par une eau «conforme en permanence» au cours de l’année 2010. Une eau de «bonne qualité», c’est-à-dire pour laquelle des taux de conformité ont été supérieurs à 95% sur l’année, a été fournie à 99,9% des Franciliens. 

L’ARS, qui surveille l’exposition aux pesticides, affirme que 94,6% de la population a eu accès à une eau toujours conforme à la réglementation en vigueur. Pour 5,2% des habitants, l’eau a connu un épisode où les normes ont été dépassées, sans qu’une mesure de restriction ait été prise. Il reste donc 0,2% des Franciliens qui ont été touchés par des mesures de restrictions d’usage de l’eau (boisson et préparation d’aliments). Selon le rapport, les principales molécules mises en cause dans les dépassements des limites sont l’altrazine, la deséthylatrazine et la 2.6 dichlorobenzamide (issue de la dégradation des herbicides Chlorthiamid et Dichlobenil, dont l’utilisation n’est pas autorisée en France).

La limite de qualité du fluor, fixée à 1,5 milligramme par litre, n’a pas été dépassée en 2010. Toutefois, si la teneur est en grande majorité inférieure ou égale à 0,5 mg/l (94,8% de la population), elle est comprise entre 0,5 et 1,5 mg/l pour 5,1% des habitants et elle dépasse 1,5 mg/l pour 0,05% d’entre eux. Le fluor peut être d’origine naturelle (fixé sur les argiles) ou anthropique (utilisé dans la fabrication du verre, des céramiques, de l’émail, de la brique, de la poterie, du ciment, de l’aluminium ou de l’acier). Le fluorure de sodium rentre quant à lui dans la fabrication de plusieurs pesticides. Si le fluor est néfaste en cas de teneur excessive et prolongée, une concentration trop faible présente aussi des risques. En- dessous de 0,5 mg/l par exemple, la prévention de la carie dentaire n’est plus assurée.

Enfin, l’eau du robinet s’avère calcaire pour 97,8% de la population (moyenne supérieure à 20°f). 9% d’entre eux sont même approvisionnés en eau très calcaire (moyenne supérieure à 35°f). Ce taux de dureté ne présente toutefois pas de risques pour la santé, selon l’ARS, mais est source d’entartage pour les produits ménagers.

En conclusion, si la qualité de l’eau est majoritairement bonne, l’Agence estime qu’un effort supplémentaire doit être réalisé pour protéger les captages des rejets polluants, et en particulier des pesticides.



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