L’avenir du canal Seine-Europe joué fin juillet

Le 06 mai 2015 par Stéphanie Senet
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Y aura-t-il un canal entre la Seine et l'Escaut?
Y aura-t-il un canal entre la Seine et l'Escaut?

Le projet de canal à grand gabarit Seine-Nord Europe, censé relier la Seine à l’Escaut, poursuit sa route fictive. Après un amendement au projet de loi Macron autorisant l’Etat à créer une société de projet[1] par voie d’ordonnance, Rémi Pauvros a remis le 5 mai son deuxième rapport de configuration au Premier ministre et au secrétaire d’Etat aux transports. Mais l’avenir du canal reste conditionné à l’attribution de fonds européens, qui sera décidée fin juillet.



[1] Il s’agit de la société «Canal Seine Nord Europe-Réseau Seine Escaut»

 

 

Dans son nouvel opus, le député socialiste du Nord émet 10 propositions destinées à tenir le calendrier, c’est-à-dire 2017 pour le début des travaux et 2023 pour l’ouverture du tronçon central selon le souhait de Manuel Valls. Il est suggéré de signer, dès que possible, des partenariats avec les acteurs économiques et les collectivités locales. L’Etat doit également valider des contrats territoriaux de développement d’ici la fin de l’année prochaine. Début 2016, la société de projet devra être lancée puisqu’elle est en charge de la construction du canal et de son développement, tandis que l’aménagement et l’exploitation des plates-formes reviendront aux collectivités locales.

 

De nouvelles contributions?

Côté financement, Rémi Pauvros recommande de doter la société «Canal Seine Nord Europe-Réseau Seine Escaut» de recettes incitatives liées au report modal, comme la contribution prévue par la directive Eurovignette III sur les poids lourds en transit sur le réseau autoroutier du nord de la France, ou encore un prélèvement sur les surfaces d’entrepôts sur le modèle de la Société du Grand Paris[1].

Dans son précédent rapport, remis en décembre 2013, Rémi Pauvros avait proposé d’abandonner le partenariat public-privé, il avait reconfiguré le tracé et surtout revu son coût à la baisse.

 

Un financement encore flou

Mais l’avenir de ce projet pharaonique reste conditionné par le bouclage de son financement. Alors que le coût oscille entre 4,5 et 4,8 milliards d’euros, selon Matignon, la France espère que l’Europe pourra y contribuer à hauteur de 40%. Paris a déposé sa demande de financement le 26 février, dans le cadre du mécanisme d’interconnexion en Europe. La réponse est attendue fin juillet, a précisé Alain Vidalies, secrétaire d’Etat aux transports, qui s’est dit confiant lors d’une conférence de presse. Pour le reste, l’Etat contribuerait à hauteur de 22%, comme les collectivités locales. Le solde de 700 M€ pourrait être en partie financé par un emprunt contracté par la société de projet.

Contrairement à la Belgique dont la part du fluvial a progressé de 10,9% à 18% entre 2000 et 2010, la France a vu son réseau fluvial perdre 414 kilomètres en 10 ans.



[1] Cette contribution est modulée selon le mode de transport (train, fleuve ou route)

 



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