L’Avastin bientôt classé inefficace par la FDA ?

Le 16 août 2010 par Thérèse Rosset
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

Utilisé aux Etats-Unis dans le traitement du cancer du sein, l’Avastin pourrait être retiré du marché.

Le Comité consultatif de l’Agence américaine de sécurité sanitaire de l’alimentation et des médicaments (FDA, selon l’acronyme américain) a rendu, le 20 juillet, un avis en faveur du retrait de l’Avastin de la liste des traitements contre le cancer du sein (12 pour, 1 contre).

Aux Etats-Unis, le bevacizumab (le principe actif de l’Avastin) est la première molécule utilisée contre ce cancer. Ce succès garantit à son fabricant, les laboratoires Roche, un chiffre d’affaires annuel de 5,8 milliards de dollars (4,5 milliards d’euros). Il est vrai que le médicament est très coûteux. Les patients doivent acquitter une facture mensuelle de 8.000 $ (6.200 €).

L’Avastin avait été autorisé en 2008 par la FDA, dans le cadre d’un programme spécial conçu pour rendre de nouveaux traitements disponibles le plus vite possible. Cette accréditation avait été accordée sous réserve que les laboratoires Roche prouvent a posteriori son efficacité. Elle est aujourd’hui remise en cause par le comité de la FDA.  

L’avis repose sur deux nouvelles études qui concluent que le médicament n’a pas démontré qu’il rallonge la vie des malades. Selon les scientifiques, les malades gagnent moins d’un mois de vie. « Les avantages de l’Avastin ne sont pas plus importants que ses risques », établit l’avis. De précédentes études avaient affirmé que le taux de survie était égal à 5,5 mois.

Mais cette non-efficacité n’est pas le seul élément reproché au médicament. Les scientifiques ont constaté des effets secondaires, comme la coagulation du sang, des saignements ou des arrêts du cœur. « L’opinion majoritaire du comité est que l’Avastin ne fait pas grand-chose, et le peu qu’il produit est annulé par les effets négatifs », résume Wyndham Wilson, de l’Institut national du cancer américain qui a présidé le comité consultatif.

La FDA n’est pas obligée de suivre les recommandations du comité mais, en pratique, elle le fait. La décision de l’Agence est attendue le 17 septembre. Certaines estimations prévoient une baisse des ventes entraînant une perte de l’ordre d’1 milliard $ (779 millions €) si le médicament n’était plus considéré comme un traitement du cancer du sein.



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus