L’Autriche saluée pour son action à la présidence de l’UE

Le 30 juin 2006 par Laure Pollez
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Au 1er juillet, la présidence de l’Union Européenne passera de l’Autriche à la Finlande. La prestation environnementale autrichienne est saluée par les ONG environnementales, malgré l’obstruction parfois importante de la Commission et du Conseil.

L'Autriche ne s'en sort pas mal. Quand l'hommage vient du Bureau environnemental européen (BEE), la plateforme des ONG environnementales à Bruxelles, il vaut son pesant d'or vert. Comme à son habitude, l'organisation publie un bilan de la présidence de l'Union européenne, exercée ce semestre par l'Autriche, qui passera la main à la Finlande début juillet. A l'aune de 10 critères, elle en tire une impression plutôt positive, notamment après la révision à la hausse de la stratégie de développement durable de l'Union, qui n'avait rien d'évident.

La stratégie révisée est saluée comme plus lisible et plus logique, même si elle manque d'indicateurs chiffrés (notamment l'objectif d'améliorer de 3% chaque année l'efficacité de l'usage des ressources). Le texte réaffirme, contre l'avis de l'actuelle Commission, l'objectif de s'attaquer aux modes de transport et se pose comme cadre de la stratégie de Lisbonne, sans préciser cependant les moyens d'articuler les deux.

Dans le dossier "effet de serre", le BEE salue l'effort réaffirmé de conformité au protocole de Kyoto, même si les résultats concrets se font attendre. Il salue les progrès obtenus par l'Autriche dans la législation des gaz fluorés. En revanche, le Bureau s'inquiète de l'objectif affiché d'utiliser 8% de biocarburants d'ici 2015, qui pourrait avoir des effets pervers du fait de l'augmentation de la production et de l'importation de ressources nécessaires.

Autres bons points: la réactivation de la convention alpine et de l'encadrement des OGM, dans le sens d'un renforcement des procédures d'autorisation.

Concernant les déchets, le bilan est plus mitigé: la présidence autrichienne a réussi à résister à la volonté de la Commission de considérer l'incinération comme un moyen de recyclage mais elle n'est pas parvenue à déterminer des objectifs précis de réduction à la source.

Par ailleurs, la présidence autrichienne n'a pas su profiter du vote par la commission en charge de l'environnement du Parlement, en avril, d'un compromis sur la protection des eaux souterraines. Ce texte permettait des progrès pour la prévention des substances dangereuses et de la pollution aux nitrates. Du fait de ce retard, les Etats membres continuent d'avoir toute latitude pour décider seuls de leur stratégie pour les eaux souterraines dans l'application de la directive cadre. A propos de la directive air, le bilan est également plus faible, au sujet notamment des sources naturelles de pollution et des valeurs limites pour les particules fines.


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