L’Australie veut interdire la fertilisation marine

Le 17 mai 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
L'apport de nutriments peut engendrer des blooms alguaux.
L'apport de nutriments peut engendrer des blooms alguaux.

Les techniques de géo-ingénierie n’ont toujours pas bonne presse auprès de certains gouvernements.

Dernier épisode en date: l’Australie veut faire interdire totalement la fertilisation marine. Canberra a déposé, le 16 mai, un amendement à la convention de Londres, visant à interdire tout rejet volontaire de nutriment destiné à favoriser les blooms de phytoplanctons, grâce auxquels certains entrepreneurs espèrent réduire la concentration de CO2 dans l’atmosphère.

Soutenue par le Nigeria et la Corée du Sud, cette démarche intervient 10 mois après que Russ George a déversé, en tout illégalité, 100 tonnes de sulfate de fer dans le Pacifique [JDLE].

Signé en 2010, le protocole de Nagoya sur la protection de la biodiversité a instauré un moratoire sur les recherches en matière de géo-ingénierie. Interdiction prorogée, en octobre dernier, à Hyderabad. Le protocole de Londres sur le déversement de polluants dans les océans interdit plus ou moins la fertilisation marine. Une incertitude à laquelle l’Australie veut mettre fin.

«L'amendement ambitionne de mettre en place une réglementation contraignante sur la fertilisation des océans, a expliqué le ministre australien de l'environnement Tony Burke. Il interdit les activités commerciales de fertilisation des mers tout en autorisant la recherche scientifique légitime destinée à identifier les bénéfices éventuels» de cette pratique.

Les juristes internationaux rappellent que le stockage du CO2 par fertilisation n’est pas une technique fiable. Elle peut nuire au climat, notamment dans les zones de remontée d’eau (upwelling). Par ailleurs, nombre de biologistes marins craignent que la création de nombreux blooms algaux artificiels entraine la formation de zones abiotiques dans la colonne d’eau. Le texte déposé par les trois pays sera débattu en octobre prochain



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus