L’Australie, une éponge contre la montée des mers?

Le 20 août 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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En haut, le désert australien en temps normal, en bas, le même après la pluie.
En haut, le désert australien en temps normal, en bas, le même après la pluie.
NASA

Entre 2010 et 2011, le niveau des océans a sensiblement baissé. La faute au sous-sol australien, estime un climatologue américain.

Fin 2011, les océanographes n’en reviennent pas. Globalement, notent-ils, le niveau moyen des mers a baissé de 7 millimètres en 18 mois. Impensable! Car l’un des principaux effets des changements climatiques est précisément de faire monter le niveau des océans sous le double effet de l’expansion thermique de l’eau et de la fonte des glaces telluriques. Entre 1961 et 2003, rappelle le Giec dans son dernier rapport d’évaluation, le Grand Bleu s’est élevé en moyenne de 1,8 mm/an. Un phénomène dont la vitesse a presque doublé à partir de 1993.

La mer baisse en plein réchauffement

Alors que le réchauffement se poursuit et que les glaciers poursuivent leur retrait, comment la mer a-t-elle bien pu baisser? John Fasullo propose une réponse séduisante. Dans un article à paraître dans Geophysical Research Letters, le climatologue américain (NCAR) affirme que tout est de la faute de l’Australie.

L’Australie prend les eaux

Entre 2010 et 2011, le monde a connu plusieurs phénomènes climatiques (La Niña, oscillation de l'Antarctique et dipôle océan Indien) qui, conjugués, ont apporté un volume considérable d’humidité au-dessus de l’Australie. En toute logique, il a plu comme jamais. Début 2011, sous l’effet des pires inondations qu’ait connues le pays depuis un siècle, l’Etat du Queensland est sous les eaux. Les crocodiles de mer remontent le cours des fleuves en crue. Plus de 200.000 personnes sont menacées par les flots.

En toute logique, toute cette eau aurait dû s’écouler vers le Pacifique et contribuer à la montée des eaux. Cela n’a pas été le cas. Pourquoi? La faute à la géologie australienne, explique John Fasullo. Selon le scientifique, plutôt que de courir vers les embouchures des fleuves, l’eau pluviale s’est infiltrée dans le sous-sol du plateau occidental et du bassin du lac Eyre. Pour appuyer sa théorie, le climatologue a notamment «évalué» la masse (à partir de moult relevés de satellites) de l’Australie. Et à partir de 2010, alors que les pluies torrentielles commençaient, le 6e plus grand Etat du monde (et l’Amérique du Sud, dans une moindre mesure) a pris du poids. Il a visiblement suivi une cure d’amaigrissement. Depuis 2011, le niveau de la mer remonte à une vitesse inédite: 10 mm/an.



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