L’Australie se débarrasse d’un négationniste du réchauffement

Le 14 septembre 2015 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Le nouveau premier ministre australien croit au changement climatique.
Le nouveau premier ministre australien croit au changement climatique.
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Le premier ministre libéral, Tony Abott, a été mis en minorité au sein de son parti. Conséquence : il devra laisser la place à son ministre des Communications, Malcolm Turbull. Une bonne nouvelle pour le climat.

Les Australiens aiment les révolutions de palais. Ce lundi 14 septembre, le premier ministre libéral, Tony Abott, a été mis en minorité au sein de son parti. Conséquence : il devra laisser la place à son ministre des Communications, Malcolm Turbull.
Âgé de 60 ans, cet ancien journaliste, ayant fait fortune dans la banque d’affaires, avait défié Tony Abott, estimant que l’impopularité grandissante du premier ministre risquait de faire perdre les élections à la coalition conservatrice au pouvoir. Les parlementaires du parti libéral ont voté et Malcolm Turbull l’a emporté, devant Tony Abott, qui a dû démissionner.

soutien des travaillistes

Malcolm Turbull devient le 29e premier ministre d’Australie. Ce qui est une bonne nouvelle pour les défenseurs du climat. Convaincu de la réalité du changement climatique et de ses conséquences (contrairement à son prédécesseur), le nouvel homme fort de l’Île-continent avait soutenu la politique climatique mise en œuvre par les travaillistes: une taxe carbone à laquelle devait succéder un marché de quotas, couplé à l’ETS européen.

Des actes contraires à ses engagements

En 2009, Malcolm Turbull avait indiqué que jamais il ne pourrait diriger un parti ne s’impliquant pas dans la lutte contre le changement climatique. Ce qui ne l’a pas empêcher de participer au gouvernement Abott, qui a abrogé le marché de quotas, ralentit les négociations climatiques et publié de piètres promesses en prévision de la COP 21.

En 2010, le premier ministre travailliste, Kevin Rudd, avait démissionné avant un vote similaire qu’il savait perdu d’avance. Remplacé par Julia Gillard (à l’origine du scrutin), il remplace cette dernière, trois ans plus tard, à l’issue d’un vote de défiance des travaillistes.



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