L’Australie pourrait chasser son Premier ministre climato-sceptique

Le 06 février 2015 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Julie Bishop, future première ministre d'Australie ?
Julie Bishop, future première ministre d'Australie ?
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Canberra a décidément bien du mal à conserver intact ses gouvernements. Entre 2007 et 2013, le poste de Premier ministre a successivement échu aux chefs du parti travailliste, Kevin Rudd, puis Julia Gillard, avant de revenir pour quelques semaines à Kevin Rudd. Son successeur libéral pourrait prochainement connaître pareille mésaventure.

Entré en fonction le 18 septembre 2013, Tony Abott est plus que jamais contesté. Crédité de 34% de bonnes opinions dans les derniers sondages, il doit également subir la fronde d’une partie de sa coalition.

Ce vendredi 6 février, Luke Simpkins, député du parti libéral de l'Etat d'Australie-Occidentale, a indiqué par courriel à ses collègues parlementaires qu'il demanderait, le 10 février, un vote de confiance au sein de sa formation pour faire chuter le Premier ministre.

Connu pour ses positions climato-sceptiques, Tony Abott est le premier chef d’un gouvernement à avoir supprimé une taxe carbone et le marché de quotas d’émission qui allait lui succéder; deux dispositifs mis en place par ses prédécesseurs travaillistes.

En cas de réussite, le putch interne au parti libéral australien pourrait profiter à Julie Bishop, numéro 2 du parti et ministre des affaires étrangères. Pragmatique, cette juriste de 57 ans avait réussir à convaincre son Premier ministre, l’an passé, d’envoyer des ministres au sommet climatique de Lima. A cette occasion, la ministre avait pu annoncer que l’Australie abonderait le fonds climatique vert à hauteur de 200 millions de dollars (176,6 M€). Une aide à laquelle se refusait jusqu’alors Tony Abott.

Dans Battlelines, son autobiographie publiée en 2009, l’actuel Premier ministre australien dévoile le fond de sa pensée climatique: «Réduire l’impact des activités humaines sur l’environnement et réduire les émissions de gaz à effet de serre imputables aux activités humaines semblent être frappés au coin du bon sens. Mais cela a-t-il du sens d’imposer, de façon certaine, des coûts substantiels à l’économie pour éviter des effets inconnus et qui s’avèreront, peut-être, bénins?».



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