L’Australie ne stockera pas de déchets nucléaires sur le territoire aborigène

Le 19 juin 2014 par Stéphanie Senet
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Une victoire pour les opposants au centre de stockage des déchets nucléaires de Wickaty Station
Une victoire pour les opposants au centre de stockage des déchets nucléaires de Wickaty Station

Après des années de bataille judiciaire, le gouvernement australien a annoncé, ce 19 juin, l’abandon du projet d’un centre d’enfouissement de déchets nucléaires dans le Territoire du Nord. Une grande victoire pour les communautés aborigènes qui y étaient opposées depuis 8 ans.

Le projet visait à construire, à Muckaty Station, un centre de stockage de déchets de faible et moyenne activité. Il avait obtenu l’accord de la tribu des Ngapa mais 4 autres communautés aborigènes, également propriétaires des terres, y étaient fermement opposées, en raison de sa proximité avec un sanctuaire sacré.

Celles-ci avaient donc engagé plusieurs recours judiciaires contre l’organisation aborigène chargée de l’administration de cette partie du Territoire du Nord (Northern land council ou NLC), contestant la façon dont le site avait été choisi il y a 8 ans, ainsi que le montant des indemnités (12,2 millions de dollars soit 8,9 M€).

Le directeur exécutif du NLC, Joe Morrison, a justifié ce rejet au nom de l’unité sauvegardée de la communauté aborigène.

Canberra a annoncé de son côté qu’elle allait chercher un autre site pour enfouir ses déchets nucléaires, issus d’OPAL, le seul réacteur australien, situé à proximité de Sydney et dédié à la recherche et à la médecine.

Il y a trois semaines, le groupe chimique australien Orica a annoncé avoir demandé à la France si elle acceptait de récupérer 15.000 tonnes de déchets radioactifs, à base d’hexachlorobenzène (HCB). L’Allemagne les avait refusés en 2007 et le Danemark en 2010. Opposée à leur transport et à leur incinération, en raison des risques d’accident et de pollution atmosphérique, Greenpeace a vivement dénoncé cette hypothèse, affirmant qu’Orica avait les moyens de construire sur place ses propres moyens de destruction des déchets.

 



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