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L’Australie change de climat

Le 23 mai 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Dans l’île-continent, le changement climatique est une patate chaude. En 2007, le précédent Premier ministre, Kevin Rudd, gagna les élections générales après avoir promis de ratifier le protocole de Kyoto (ce qu’il fit) et de lutter contre le changement climatique. Faute d’avoir ouvert un marché de quotas de gaz à effet de serre (GES), il fut remplacé par son adjointe, Julia Gillard. Incapable de trouver une majorité, suite aux élections législatives de 2010, la première Premier ministre australienne débaucha trois parlementaires, contre la promesse de relancer la politique climatique australienne.
 
Une partie de la promesse vient d’être tenue. Ce lundi 23 mai, la commission indépendante sur le climat a publié son premier rapport sur le phénomène. Basé sur le 4e rapport d’évaluation du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec) et de nombreux rapports scientifiques australiens, britanniques et allemands, The Critical Decade confirme la réalité du changement climatique et ses conséquences: hausse du niveau global de la mer, acidification des océans, réduction des précipitations au-dessus de l’Australie, etc.
 
Un élément a particulièrement frappé les observateurs: le niveau de la mer pourrait s’élever de plus d’un mètre, soit près du double estimé, en 2007, par le Giec. «Je pense que la hausse moyenne du niveau de la mer en 2100 comparé à 1990 sera de 50 centimètres à 1 mètre», écrit dans la préface du document le professeur Will Steffen, responsable de la commission.
 
«On est presque 5 ans plus tard maintenant, on en sait plus sur le comportement des calottes glaciaires. On a de très bonnes informations sur le Groenland. Nous savons que la glace fond, à un taux croissant», affirme-t-il. «Cela nous indique qu'il faut tendre vers l'estimation haute d'un mètre. Et certains disent qu'il faut aller bien au-delà».
 
Dans ses conclusions, le rapport recommande une réduction rapide des émissions de GES, «la première cause du réchauffement climatique». «Nous devons agir dès maintenant si nous voulons décarboner notre économie et verdir nos sources d’énergie d’ici 2050», écrivent les rédacteurs.
 
Prudente, Julia Gillard, qui en a reçu un exemplaire, n’a pas commenté le rapport commandé par son ministre du climat, Greg Combet.


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