L’atrazine transforme les crapauds en princesses

Le 08 mars 2010 par Gaëlle Fras
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
L’exposition à l’atrazine, l’un des herbicides les plus utilisé dans le monde, peut «féminiser» certains batraciens mâles, d’après l’étude de l’équipe de Tyrone Hayes (université de Berkeley), mise en ligne le 1er mars sur le site des Proceedings of the National Academy of Sciences.

Si les effets négatifs de l'atrazine sur les amphibiens ne sont plus à démontrer, les travaux des chercheurs californiens illustrent les conséquences de l'exposition à cette molécule sur la reproduction d’amphibiens adultes. D’après cette étude, 10% des mâles de Xenopus laevis (plus connu sous son nom vulgaire de crapaud à griffe) exposés à l’atrazine deviennent stériles ou développent des organes reproducteurs féminins. Globalement, le panel exposé produit moins de testostérone qu’une population non exposée. Les glandes reproductrices de ces crapauds sont atrophiées et la spermatogenèse interrompue. Leur larynx développe une forme uniquement observée chez les sujets femelles. Les sujets contaminés ne s’accouplent plus.

Les mâles ont été exposés à une eau chargée à 2,5 parties pour milliard (ppb) d’atrazine, une concentration moindre que la norme américaine de potabilité (3 ppb). D’après les chercheurs, ces données sont conformes aux effets observés sur d'autres classes de vertébrés et illustrent le fait que l’atrazine, comme d’autres perturbateurs endocriniens, jouent probablement un rôle dans le déclin mondial des amphibiens. L’atrazine est interdite en France depuis septembre 2003.


A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus