L’assurance, un bon moyen de lutter contre la pêche illégale

Le 07 juin 2016 par Stéphanie Senet
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Des assureurs peu regardants quant aux navires...
Des assureurs peu regardants quant aux navires...

Les navires pratiquant la pêche illégale n’ont aucun mal à se faire assurer, révèle une étude de l’université canadienne de Colombie britannique, publiée le 6 juin dans la revue Frontiers in ecology and the environment.

 

Peu regardants, les assureurs sont prêts à couvrir les risques de n’importe quel navire de pêche, même s’il est notoire qu’il pratique une activité de pêche illégale. La raison est simple: ils font la sourde oreille et ne savent pas -ne veulent pas savoir?- si le navire est connu des observateurs internationaux.

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont passé en revue 94 navires fichés illégaux et 837 bateaux obligés d’être assurés en raison de leur taille. Résultat: 48% des navires pirates et 58% des navires autorisés sont assurés, souvent auprès des mêmes entreprises.

«Si l’on bloquait cette possibilité, cela aurait un impact important pour mettre fin à la pêche illégale», estime Dana Miller, coordinatrice de l’étude.

Les auteurs de l’étude recommandent donc aux compagnies d’assurance de vérifier si le navire est blacklisté, parce qu’il pratique la pêche non déclarée et non règlementée, ou parce qu’il est fiché par Interpol (notice violette).

«Cette approche représente une solution beaucoup moins coûteuse que les contrôles traditionnels», ajoute Rashid Sumaila, professeur à l’Institut des océans et de la pêche à l’université de Colombie britannique et co-auteur de l’étude. Actuellement, les contrôles se basent en effet sur des inspections ponctuelles et des surveillances satellitaires trop partielles.



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