L'assainissement en France en 2001

Le 09 mars 2006 par Christine Sévillano
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Une étude de l'Ifen présente les résultats d'une enquête sur l'assainissement collectif et de l'assainissement non collectif en 2001, quatre ans avant l'échéance européenne.

L'Institut français de l'environnement (Ifen) vient de publier, sur son site internet, un dossier sur l'assainissement en France en 1998 et en 2001. Sur la base d'une enquête que l'institut a menée avec le service central des enquêtes et des études statistiques du ministère chargé de l'agriculture (Scees) auprès de 5.000 collectivités locales, ainsi que des questions auprès des services d'assistance technique aux exploitants de stations d'épuration (Satese) sur les caractéristiques des stations d'épuration en 2001, le dossier donne un certain nombre de  chiffres. Ainsi à cette date, 23,5 millions de logements sont reliés à un réseau d'assainissement collectif, 5 millions sont équipés d'installations autonomes avec des proportions de 30% dans les régions Limousin, Poitou-Charentes et Bretagne où l'habitat est diffus. Toutefois, 1,4 million de logements déversent encore directement leurs effluents dans la nature, parmi lesquels plus de la moitié ne sont ni reliés à un réseau collectif, ni équipés d'un réseau autonome. Les autres sont raccordés à un réseau qui n'est pas relié à une station d'épuration des eaux usées. Ils se situent surtout dans des départements avec des habitations isolées et qui présentent un terrain accidenté et peu propice aux techniques traditionnelles de l'assainissement non collectif.

En 2001, seulement 42% des communes avaient délimité leur zonage entre zones d'assainissement collectif, assainissement non collectif et celles qui doivent être dotées de moyens de rétention des eaux pluviales pour une meilleure protection des milieux aquatiques zones. Il s'agit surtout de communes du nord-est et ayant une faible population puisque 60% d'entre elles ont moins de 400 habitants. Le réseau collectif d'eaux usées et pluviales achemine 5,6 milliards de mètres cubes (m3) d'effluents vers 16.100 stations d'épuration publiques. Les réseaux unitaires, recouvrant les 2 types d'eaux, couvrent 93.400 kilomètres (km) soit une baisse de plus de 8.000 km depuis 1998, alors que les réseaux séparatifs ont progressé de 12.800 km pour les eaux usées et de 14.700 km pour les eaux pluviales. On retrouve des réseaux exclusivement unitaires surtout dans les petites communes (la moitié ont moins de 400 habitants). A partir de 3.500 habitants, les villes ont davantage des réseaux mixtes (unitaires et séparatifs). Le réseau unitaire correspond souvent à des implantations anciennes, ainsi on en trouve seulement 6% en Bretagne où 43% des canalisations ont été mises en place depuis 25 ans.

Les 16.100 stations d'épuration sont suffisamment dimensionnées pour recevoir les eaux résiduaires urbaines des 47 millions d'habitants raccordés, des industries et services raccordés ainsi que les activités touristiques ou les aléas climatiques, soit au total la pollution produite par 86,4 millions d'équivalents-habitants (EH). La charge polluante organique est réduite après traitement de 88% pour les rejets vers les eaux continentales, de 94% pour les eaux réutilisées et de 78% pour les rejets vers le milieu marin. L'assainissement a engendré la production de 963.700 tonnes de matières sèches de boues dont plus de la moitié ont été destinées à la valorisation agricole par l'épandage ou le compost par exemple, un quart a terminé vers des centres d'enfouissement technique et 17% ont été incinérés.




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