L’aspartame dans le viseur du Parlement européen ?

Le 28 avril 2011 par Romain Loury
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L’aspartame pourrait faire l’objet d’un avertissement sur l’étiquetage des produits selon lequel il ne conviendrait pas aux femmes enceintes, une proposition avalisée le 19 avril par la commission Envi (1) du Parlement européen.

Cette mesure fait l’objet d’un amendement déposé par les députées libérales-démocrates Corinne Lepage (France) et Antonyia Parvanova (Bulgarie), dans le cadre d’un projet de règlement sur l’étiquetage des denrées alimentaires (2). Ce texte sera soumis au vote en juillet en session plénière, après un nouveau passage en mai devant le Conseil des ministres, prévoit le Parlement dans un communiqué.

La mention, à savoir «contient de l'aspartame (source de phénylalanine et pourrait ne pas convenir aux femmes enceintes)», va bien plus loin que celle proposée par le Conseil, qui ne dépassait pas l’actuelle «contient une source de phénylalanine».

«C’est la première fois que l’on tire les conséquences de l’incertitude scientifique quant à l’impact négatif de l’aspartame pour les femmes enceintes, une vraie victoire pour les consommateurs», se réjouit Corinne Lepage, interviewée par L’Express. Fin 2010, une grande étude danoise a suggéré un risque d’accouchement prématuré lié aux boissons gazeuses édulcorées, remettant le produit sur le devant de la scène [JDLE].

Parmi les autres mesures du projet de loi (voté par la Commission à 57 voix pour, 4 contre et 1 abstention), figure une obligation élargie de mentionner le lieu ou le pays d’origine. Jusque-là réduite à la viande bovine, au miel, à l’huile d’olive, aux fruits et légumes frais, elle pourrait être étendue à toutes les viandes, aux produits laitiers, aux aliments ne contenant qu’un seul ingrédient, voire aux viandes et aux poissons lorsqu’ils ne sont utilisés que comme ingrédients.

Autres nouveautés, une mention obligatoire de la date de congélation, au même titre que celle de péremption, ou encore l’indication de la teneur en acide gras de type trans, rendue obligatoire comme pour d’autres nutriments (glucides, lipides, protéines, sel…). Quant à la viande reconstituée, elle devra être signalée comme telle.

Une fois le texte adopté par le Parlement, les entreprises auront un délai de trois ans pour l’appliquer, mais jusqu’à cinq ans pour les seules indications nutritionnelles, ajoute le Parlement dans son communiqué.

(1)    Environnement, santé publique et sécurité alimentaire

(2)    Ce projet législatif «entend actualiser, simplifier et clarifier l'étiquetage des denrées alimentaires dans l'Union européenne», indique le Parlement dans un communiqué. Tel que modifié par la commission Envi, il ne s’appliquera pas aux micro-producteurs, aux aliments non pré-emballés et aux alcools.



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