L’ASN réduit certains rejets radioactifs de Flamanville

Le 12 octobre 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Il aura fallu trois mois pour que l’Autorité de sûreté nucléaire rende publiques deux décisions sur les prélèvements d’eau et les rejets gazeux de la centrale nucléaire de Flamanville (Manche). Le 7 juillet dernier, donc, le gendarme du nucléaire français a abaissé « de façon significative » les limites de rejets radioactifs de deux réacteurs en fonctionnement et de l’EPR, actuellement en construction.

Avec la mise en place de ces nouvelles limites, les trois tranches en fonctionnement (vers 2014) auront un moindre impact dosimétrique que les deux réacteurs actuellement en service, se félicite l'ASN.

Pour les effluents gazeux radioactifs, les nouvelles limites réduiront de 41 % les rejets de gaz rares, de 17 % ceux d’iode et de 88 % les émissions des « autres produits de fission ou d’activation émetteurs bêta ou gamma ».

Pour les effluents liquides, les rejets de carbone 14 baisseront de 53 % et ceux des produits de fission ou d’activation de 65 %.

Le texte prévoit, en revanche, d’accroître sensiblement la limite de rejets de tritium et du carbone 14 gazeux (respectivement de 47 et 10 %) « du fait de la puissance du réacteur EPR plus importante que celle des réacteurs n°1 et 2 ». EDF pourra également augmenter de 83 % ses rejets de tritium liquide, en raison de l’utilisation d’un nouveau type de combustible, dit à haut taux de combustion (du type Galice).

Le 8 décembre 2009, l’ASN a autorisé l’utilisation de ce nouveau combustible dans les 20 réacteurs de Belleville, Cattenom, Flamanville, Golfech, Nogent, Paluel, Penly et Saint-Alban.



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