L’ASN présente le bilan d’action contre le radon

Le 27 avril 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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L’étau se resserre autour du radon. Moins d’une semaine après que le Haut conseil de la santé a préconisé un abaissement des normes d’exposition, c’est au tour de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) de faire le bilan des actions menées contre ce gaz radioactif entre 2005 et 2008.

 

Dans une note mise en ligne le 26 avril, le gendarme du nucléaire français rappelle le contexte de ce programme fourni. Issu de la désintégration de l’uranium naturel, le radon est un gaz radioactif, classé cancérigène par le Centre international de recherche sur le cancer. Selon les estimations de l’Institut de veille sanitaire (InVS), entre 1.234 et 2.913 décès par cancer du poumon, par an, lui seraient attribuables, soit entre 5 et 12% des décès par cancer du poumon observés en France.

 

Ses caractéristiques ont fait du radon un candidat de choix au plan national Santé-environnement de juin 2004. Il est aussi l’un des objectifs de santé environnementale retenu par la loi du 9 août 2004, relative à la politique de santé publique.

 

C’est dans ce double cadre que l’ASN a élaboré et conduit, avec la Direction de l’habitat, de l’urbanisme et des paysages, l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), l’InVS et le Centre scientifique et technique du bâtiment, 27 actions pour les années 2005-2008.

 

Ce programme avait trois principaux objectifs : l’amélioration et la diffusion des connaissances sur les expositions et les risques, la construction d’une nouvelle politique pour la gestion du risque et l’accompagnement de la réglementation.

 

L’ASN a ainsi mené de nouvelles campagnes de mesures, tant dans des bâtiments recevant du public (7.356) que dans des habitations privées (235). Elles ont permis d’affiner les résultats des campagnes menées précédemment par l’ex-IPSN (aujourd’hui IRSN) et les directions départementales des affaires sanitaires et sociales (Ddass).

 

De nombreux bâtiments publics, situés dans les départements non prioritaires (où la moyenne des résultats de mesure dépasse une concentration de 100 Becquerels par mètre cube d’air) de l’Yonne, du Maine-et-Loire, de la Côte d’Or ou des Ardennes, présentent des concentrations de radon non négligeables. Ce qui pourrait amener les pouvoirs publics à allonger la liste des départements prioritaires.

 

Nombre d’actions auprès des professionnels du bâtiment (guides techniques, programmes de formation) ont aussi été menées. Elles faciliteront la mise en œuvre de solutions techniques de réduction des concentrations de radon dans les immeubles situés dans les 31 départements prioritaires.

 

Le plan d’action a également permis un sérieux toilettage administratif : évaluation des appareils de mesure mis sur le marché, contrôle des organismes chargés de la mesure, élaboration d’une méthodologie de mesure dans les établissements thermaux, mise en place de formation pour les personnels des Ddass, création d’un système d’information des expositions, élaboration d’indicateurs pour le suivi de la réglementation, etc.

 

Fastidieux, ce programme permet aux professionnels impliqués d’attendre de pied ferme l’arrivée de nouvelles normes d’exposition et de nouvelles règles de construction. Des objectifs prioritaires pour le plan d’action 2009-2012, toujours en cours de rédaction.

 



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