L’arsenic nocif même à faible dose

Le 28 août 2015 par Romain Loury
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Déjà trop d'arsenic?
Déjà trop d'arsenic?
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Chez la souris femelle, l’arsenic provoque pubertés précoces et obésité. Et ce à des doses aussi faibles que celles autorisées dans l’eau de consommation, révèle une étude américaine publiée dans la revue Environmental Health Perspectives.

Présent dans l’eau et dans plusieurs aliments (poissons, crustacés, riz, lait, etc.), l’arsenic est accusé de favoriser les maladies cardiovasculaires, d’entraîner des retards de développement chez l’enfant, ainsi que des cancers à long terme. On en sait toutefois peu sur sa toxicité à faibles doses, notamment celles auxquelles l’homme est exposé.

Karina Rodriguez, de l’Institut national des sciences de la santé environnementale (NIEHS)  en Caroline du Nord, et ses collègues en ont fait l’expérience avec la souris: ils ont administré à des femelles enceintes de l’eau faiblement contaminée à l’arsenic, à raison de 10 parties par milliard (ppb). Soit la limite maximale autorisée dans l’eau de consommation aux Etats-Unis comme en France.

Résultat: selon le critère de l’ouverture vaginale, les femelles exposées in utero à l’arsenic entrent en puberté bien plus jeunes que celles du groupe contrôle, à l’âge de 23,8 jours contre 26,5 jours.

Même avec qu’à forte dose

De manière frappante, le même phénomène est observé avec des doses 4.250 fois plus élevées, à savoir 42,5 parties par million. Ce qui suggère, à la différence des effets cancéreux qui n’apparaissent qu’à forte dose, que de faibles doses suffisent à avancer la puberté.

Or l’arsenic possède des propriétés de perturbateur endocrinien. De plus, ces souris exposées à de faibles doses, également les mâles, sont plus souvent obèses que celles du groupe contrôle –de la même manière que celles exposées à des doses élevées.

Quel que soit le contaminant évalué, «il est très important d’étudier aussi bien les doses élevées que les faibles doses», commente la directrice du NIEHS, Linda Birnbaum. «Bien que les effets des faibles doses ne soient pas aussi élevés que ceux de doses extrêmement élevées, il est fort possible qu’ils soient passés inaperçus» lors des études toxicologiques chez l’animal, qui ne se focalisent que sur de fortes doses, conclut-elle.



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