L’armée pourra reprendre l’exploitation du dépôt de kérosène du Grau-du-Roi

Le 09 octobre 2018
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Les 6 cuves semi-enterrées contiennent 66.000 m3 de kérosène.
Les 6 cuves semi-enterrées contiennent 66.000 m3 de kérosène.
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Le tribunal administratif de Nîmes a confirmé, mardi 9 octobre, l'autorisation d'exploitation du dépôt pétrolier du ministère de la défense au Grau-du-Roi (Gard), mais a demandé au préfet un plan particulier d'intervention (PPI).


Le tribunal administratif de Nîmes a annulé l'arrêté préfectoral de mai 2016 dispensant de plan particulier d'intervention (PPI) ce dépôt classé Seveso «seuil haut». La cour a estimé «qu'il ressortait de l'étude réalisée par l'Institut national de l'environnement industriel et des risques en 2013, que des dangers graves dépassaient, certes de manière faible, les limites de l'emprise du site».

Pas d'irrégularité

La Cour a cependant autorisé la poursuite de l'exploitation jugeant que «l'enquête publique n'était entachée d'aucune irrégularité de nature à vicier la procédure» et que «le public avait été suffisamment informé des dangers encourus».

Niché au cœur du site naturel classé de l'Espiguette, le dépôt d'hydrocarbures se trouve à quelques centaines de mètres d'une plage très fréquentée. Datant de la Guerre froide, les cuves semi-enterrées sont méconnues des milliers de vacanciers de passage.

 

C'est en participant à une enquête publique en 2015 que certains habitants ont appris l'existence de ce dépôt vieillissant et formé le comité d'alerte pour l'Espiguette à l'origine de deux recours, avec l'aide de l'avocate spécialiste des dossiers environnementaux et sanitaires, l'ancienne magistrate Marie-Odile Bertella-Geffroy.
«La seule façon d'assurer la sécurité des personnes et de préserver l'environnement est de minimiser les facteurs de risques et de procéder à la fermeture du dépôt d'hydrocarbure», affirmait l'association dans l'un de ses recours.

Le dépôt, sur une vingtaine d'hectares de terrain grillagé au sein d'un  écosystème fragile, est constitué de six cuves semi-enterrées à enveloppe simple de 11.000 m3 chacune, dont la construction a été décidée en 1954. Il fait partie d'un réseau d'oléoducs et de dépôts d'hydrocarbures de l'Otan, rappelle l’AFP.

Située sur un site naurel remarquable, en grande partie géré par le Conservatoire du littoral, l'installation reçoit, expédie et stocke notamment du késosène Jet A1, un carburant pour avions à réaction hautement inflammable. Le dépôt est alimenté par un pipeline le reliant à la station de pompage haute pression de Noves (Bouches-du-Rhône).
 



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