L’armée de l’air passe au solaire

Le 12 février 2020
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La centrale solaire de Creil s'étendra sur près de 200 ha.
La centrale solaire de Creil s'étendra sur près de 200 ha.
Photosol

Dès 2022, la base aérienne de Creil accueillera l'une des plus puissantes centrales photovoltaïques de France.

 

La secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Armées, Geneviève Darrieussecq, a annoncé le 11 février, le résultat du premier appel à manifestation d’intérêt photovoltaïque lancé par son ministère.

La société Photosol va donc installer 547.000 panneaux photovoltaïques sur le site de la base aérienne 110 de Creil (Oise), fermée au trafic aérien depuis 2016.

246 MWc de puissance installée

D’une puissance de 246 MWc, l’installation, qui s’étendra sur une surface de 180 hectares (le tiers de l’emprise de la BA) devrait produire 241 GWh/an, estime le ministère des Armées. Elle devrait être mise en service à la fin de 2022. Le gouvernement espère tirer 70 M€ de redevance sur trente ans. Le montant estimé de l’investissement est de 130 M€. La centrale de Creil sera d'une puissance légèrement inférieure à celle de Cestas (300 MWc), qui reste la plus puissante de l'Hexagone.

Dans le cadre de son plan Place au soleil, Balard (le surnom du ministère des Armées) prévoit de mettre à disposition 2.000 hectares de terrains militaires pour y implanter des centrales solaires.

Trois autres sites sélectionnés

Outre Creil, trois autre sites expérimentaux ont été choisis: le fort de Querqueville (50) à hauteur de 4 ha, la base aérienne 200 Saint-Christol (84)[1] pour 5,5 ha et le camp d’artillerie de Valbonne (01) à hauteur de 4,5 ha.



[1] Cette base abritait jusqu’en 1999 les missiles nucléaires stratégiques, sous le plateau d’Albion.