L’Arabie veut réduire sa dépendance au… pétrole

Le 01 avril 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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On l’oublie trop souvent, en raison d’une croissance économique qui flirte avec les 10% par an, la consommation d’électricité explose au Moyen-Orient. Et cela n’est pas fini. D’après les projections de l’Agence internationale de l’énergie, la demande d’électricité régionale pourrait progresser de 43% entre 2008 et 2030. Pas rassurant si l’on se souvient que les pays de cette zone, riches en hydrocarbures, sont aussi de gros émetteurs de CO2 : 1,4 milliard de tonnes par an, en 2008.

 

Pour renverser la vapeur, l’Arabie saoudite va massivement investir dans les sources décarbonées de production d’électricité. Selon Bloomberg, le premier exportateur mondial de brut devrait prochainement publier un programme massif d’investissement dans les énergies renouvelables et le nucléaire. Selon certaines sources, 20% de l’électricité saoudienne pourraient être issues du soleil en 2020. Ce qui représenterait une capacité installée de 18.000 mégawatts crête (MWc). Ryad pourrait ainsi consacrer 100 milliards de dollars (70,6 milliards d’euros) à la construction de réacteurs nucléaires et de centrales photovoltaïques.

 

L’écologie a peu de choses à voir avec cette décision. Il s’agit surtout pour le royaume de soutenir son développement économique, sans trop consommer ses réserves de brut et de gaz: le combustible de prédilection à l’alimentation de centrales électriques rapides à construire. En 2009, le pays a consommé 2,4 millions de barils de brut par jour (+50% par rapport à 2000). Et pour satisfaire ses besoins d’électricité, d’eau potable et de production de produits pétrochimiques, l’Arabie va doubler sa demande de gaz entre 2007 et 2030.



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