L’Arabie saoudite surestimerait ses réserves de brut

Le 09 février 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Les dépêches diplomatiques américaines, diffusées par WikiLeaks, continuent de créer la surprise. Mis à jour mercredi 9 février par The Guardian, un « câble » du consulat général de Dhahran met à mal les théories pétrolières habituellement colportées par les dirigeants du royaume.

 

Pour Ryad, l’Arabie saoudite disposerait de 900 milliards de barils de réserve, dont 70 % seraient récupérables, grâce à l’arrivée de nouvelles techniques d’extraction.

 

Le document mis en ligne par le quotidien londonien se veut être le compte rendu d’une rencontre entre un diplomate américain et Sadad al-Husseini. Selon l’ancien vice-président exécutif de l’exploration-production d’Aramco, la compagnie pétrolière nationale, les chiffres officiels sont largement surestimés. Sadad al-Husseini estime qu’il faut retrancher 300 milliards de barils aux chiffres d’Aramco pour avoir une bonne idée de ce que le sous-sol saoudien recèle vraiment comme or noir.

 

Autre sujet d’inquiétude : la production des champs pétroliers saoudiens déclinerait plus vite qu’espéré. En 2007 (année de la dépêche), Aramco annonçait que sa production dépasserait 12 millions de barils/jour en 2009. Or, cette année-là, rappelle BP, le pétrolier saoudien a tout juste extrait 9,7 millions de barils/jour.

 

Pour le géologue saoudien, le royaume pourrait atteindre son pic de production vers 2020, la fin de ce peak oil devant intervenir une quinzaine d’années plus tard.



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