L’Aquitaine craint pour ses côtes

Le 23 janvier 2014 par Stéphanie Senet
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L'érosion côtière, une préoccupation majeure pour le conseil régional de l'Aquitaine
L'érosion côtière, une préoccupation majeure pour le conseil régional de l'Aquitaine

Les houles très fortes, conjuguées aux grands coefficients de marée, ont bousculé les élus de l’Aquitaine. Le président du conseil régional, Alain Rousset, et le président du groupement d’intérêt public (GIP) du littoral, Renaud Lagrave, ont en effet présenté, ce 23 janvier, un plan de lutte contre l’érosion côtière alors que des vagues de 10 mètres de haut ont été observées dans la nuit du 6 au 7 janvier.

 

Selon l’Observatoire de la côte Aquitaine, les 240 kilomètres du littoral sont touchés par une érosion de 1 à 3 mètres par an (avec un record de 6 m) sur les côtes sableuses. Les stocks de sédiments transportés par les fleuves se sont épuisés en raison de leur blocage par des ouvrages, et d’une gestion de l’eau pluviale inadaptée. Les tempêtes sont aussi plus fréquentes et plus fortes. Et le niveau de la mer monte. Résultat: les plages connaissent désormais un recul régulier. Les côtes rocheuses ne sont pas non plus à l’abri. Elles sont soumises à une érosion moyenne de 20 cm/an en moyenne, selon l’Observatoire.

 

En superficie, l’érosion devrait toucher 1.556 hectares en 2020 et 2.233 ha en 2040. Aujourd’hui, les territoires côtiers se composent essentiellement d’espaces forestiers (55%) et d’espaces naturels (32%). Il faut y ajouter des zones d’habitat (8%), des zones d’activités de loisirs et de tourisme –dont des campings- (4%), et plus rarement des espaces agricoles (1%), ainsi que des zones d’activité économique et des infrastructures publiques (moins de 1%).

 

Après avoir publié un guide de l’action locale, en septembre 2012, pour accompagner les collectivités du littoral à mettre en place des actions préventives, le GIP estime qu’au 1er janvier 2014, 7 collectivités (1) ont élaboré des stratégies locales étudiant plusieurs scénarios de gestion côtière.

 

Mais l’heure est à l’urgence, en raison de forts coefficients de marée, attendus les 1er février et 2 mars prochains. Le conseil régional invite donc les collectivités à s’inscrire au régime de catastrophes naturelles et en appelle à l’Etat pour que le fonds Tempête puisse financer la remise en état des ouvrages dégradés. Il demande enfin le classement de l’érosion marine sur les côtes sableuses comme un risque naturel majeur, ce qui permettrait de mobiliser le fonds Barnier de façon préventive.

 

(1)Communauté de communes de la Pointe du Médoc, mairie de Lacanau, communauté de communes de Mimizan, agglomération Sud Pays basque, agglomération Côte basque Adour, mairie de Capbreton, mairie de La Teste-de-Buch, avec les mairies de Lège-Cap-Ferret et Biscarrosse et du Syndicat Intercommunal du Bassin d’Arcachon.

 



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