L'APFO, une substance à nouveau sur le banc des accusés

Le 03 juillet 2008 par Claire Avignon
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L’acide perfluorooctanoïque (APFO) fait à nouveau parler de lui. Jusqu’ici, le débat était circonscrit aux Etats-Unis où le principal producteur de cette substance, Dupont, a dû promettre l’arrêt de sa production en 2015, à la suite de nombreuses poursuites judiciaires. Aujourd’hui, le débat se déplace outre-Atlantique: la mise en œuvre du règlement Reach sur les substances chimiques pourrait avoir un impact sur cette molécule qui permet de fabriquer le Téflon.

L’APFO est en effet très persistant dans l’environnement, ce qui en fait un candidat à la procédure d’autorisation (qui interdit la mise sur le marché d’une substance sauf cas exceptionnel). Mais la substance est également soupçonnée d’avoir des effets sur la santé humaine. Ainsi, un article scientifique paru dans l’American journal of epidemiology (1) conclut à un risque de taille plus petite et de moindre circonférence abdominale chez les nouveau-nés dont les mères ont été exposées à l’acide durant les premiers mois de la grossesse. Selon les chercheurs, cela pourrait se traduire par un risque de maladie cardiaque lorsque les bébés grandiront.

L’étude porte sur 1.400 Danoises enceintes et leur nouveau-né durant la période 1996-2002. Les résultats, analysés par une équipe de trois Américains et un Danois, ne montrent aucun risque similaire pour le sulfonate de perfluorooctane (SPFO), une substance cousine de l’APFO, et déjà réglementée par l’Union européenne (2).

(1) Fetal Growth Indicators and Perfluorinated Chemicals: A Study in the Danish National Birth Cohort; Chunyuan Fei1, Joseph K. McLaughlin, Robert E. Tarone and Jørn Olsen
(2) Voir l’article du JDLE «UE: de nouvelles substances bientôt réglementées»


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