L’Anses dévoile son programme pour 2017

Le 30 janvier 2017 par Romain Loury
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Bientôt un avis sur les éoliennes
Bientôt un avis sur les éoliennes

Exposition des riverains aux pesticides, effets sanitaires des éoliennes, efficacité des masques antipollution, alternatives aux néonicotinoïdes… 2017 sera une nouvelle année chargée pour l’Anses[i], qui a dévoilé, lundi 30 janvier, son programme de travail.



[i] Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail

 

Ca ne chôme pas vraiment à l’Anses. Avec 212 saisines reçues en 2016, l’agence a récemment été dotée de nouvelles missions: délivrance des autorisations de mise sur le marché (AMM) des pesticides et des fertilisants, mise en place d’un dispositif de phytopharmacovigilance (juillet 2015), délivrance des AMM pour les produits biocides (juillet 2016), surveillance des produits du tabac et du vapotage (août 2016), etc.

Nouveaux repères nutritionnels et nanomatériaux

Lundi 30 janvier, son équipe dirigeante, dont son nouveau directeur Roger Genet a succédé à Marc Mortureux en mai 2016, a présenté le programme de travail de l’agence pour 2017. Parmi les principaux avis et rapports attendus, l’actualisation des repères nutritionnels, dont un premier volet pour l’adulte a été publié mardi 24 janvier: la suite portera sur les populations particulières (enfants, femmes enceintes, seniors) ou suivant des régimes particuliers, tels que les végétariens.

L’agence publiera aussi les résultats de sa troisième étude individuelle nationale des consommations alimentaires de la population (INCA3), qui constitue une photographie des habitudes alimentaires des Français –et donc la base des études d’exposition aux contaminants.

Egalement au programme, un avis sur l’exposition alimentaire aux nanoparticules. En plus de ces travaux, l’agence a été saisie par trois de ses ministères de tutelle sur les risques liés à l’additif E171 (dioxyde de titane, qui comprend des nanoparticules), suite à la publication, vendredi 20 janvier, d’une étude de l’Inra[i] suggérant un impact sur la cancérogénèse colorectale.

Masques antipollution et éoliennes

Côté expositions environnementales, l’Anses prévoit de publier des avis sur l’efficacité des masques antipollution, aussi bien au quotidien pour la population générale que pour certains professionnels (travaux sur la voie publique, expatriés dans des villes très polluées). Toujours sur la qualité de l’air, l’agence se penchera sur l’intérêt des «capteurs et outils citoyens», dont certains couplés à un smartphone.

Prochainement, l’Anses publiera par ailleurs un avis sur l’impact sanitaire des éoliennes, dont des riverains se plaignent de gênes occasionnées par l’émission de basses fréquences et d’infrasons.

Pesticides: une étude sur les riverains

Après une année 2016 qui a vu la publication d’un volumineux rapport sur les risques des pesticides pour les travailleurs agricoles, une étude sur l’exposition des riverains devrait être lancée dans l’année, mettant l’accent sur la viticulture et la pomiculture.

Sujet d’actualité, alors que plusieurs associations demandent la mise en place de zones non traitées près des habitations. Sans succès à ce jour: actuellement en consultation publique, un projet d’arrêté sur les conditions d’épandage, qui fait suite à celui invalidé en juillet 2016 par le Conseil d’Etat, ne prévoit rien à ce sujet.

Toujours du côté des pesticides, l’agence va débuter son évaluation des alternatives (chimiques ou non) aux néonicotinoïdes, insecticides que la loi biodiversité interdit à partir de juillet 2018, avec de possibles dérogations jusqu’en juillet 2020.

Côté santé au travail

Quant aux expositions professionnelles, l’Anses a notamment annoncé des avis sur les risques sanitaires encourus par les professionnels de la valorisation des déchets, sur l’usage de produits utilisés pour la décoration des ongles, ou encore sur les horaires de travail atypiques.

Autres sujets en vue, une réactualisation d’une expertise collective de 2010 sur les effets sanitaires potentiels des diodes électroluminescentes (LED), ou encore les protections intimes féminines et les couches pour bébés, dont des études ont révélé une contamination élevée par des substances chimiques jugées préoccupantes.



[i] Institut national de la recherche agronomique

 



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