L’Andra publie son inventaire 2004

Le 23 novembre 2004 par Loïc Chauveau
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L’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) affirme mieux connaitre les volumes générés par le secteur énergétique comme par les laboratoires de recherche, les industriels ou le secteur médical. Début 2006, un projet de loi devra apporter une solution définitive aux déchets très radioactifs à vie longue.

Les plus importants volumes de déchets radioactifs produits sont de faible et de moyenne activité. L'Andra en a comptabilisé 778.322 mètres cube en 2002 dont 663.562 sont stockés dans le centre de Soulaines dans l'Aube. Les déchets de très faible activité représentent 108.219 mètres cube. Depuis juin 2003, l'Andra dispose d'une unité à Morvilliers, à deux kilomètres du site de Soulaines. Morvilliers est d'ailleurs une originalité française. Partout dans le monde, les déchets très faiblement actifs sont en effet entreposés avec les déchets dangereux de l'industrie.

EDF est, depuis le début de son programme de démantèlement des centrales nucléaires en fin de vie (Brennilis, Chinon…), le principal producteur. Ce sont les gisements diffus des petits producteurs (industriels, laboratoires, hôpitaux) qui soulèvent des problèmes de traçabilité. L'inventaire de l'Andra repose en effet sur la libre déclaration des producteurs. «Cette méthodologie n'offre pas la garantie absolue d'exhaustivité», reconnaît l'agence qui cependant assure s'appuyer sur «la qualité des relations régulières entretenues au quotidien avec les industriels ou les laboratoires dans le cadre de la prise en charge de leurs déchets.»

Les déchets de haute activité provenant des centrales nucléaires et des centres de recherche représentent 1639 mètres cube soit 0,2% du volume total mais 96,05% de la radioactivité. Ces matières se trouvent actuellement sur les sites de la Hague (Manche) et de Marcoule (Gard). Les déchets de moyenne activité à vie longue représentent 45.359 mètres cube, soit 4,6% du volume des déchets et 3,87% de la radioactivité. Ces deux catégories entrent dans le cadre de la loi du 30 décembre 1991 (dite loi Bataille du nom de son auteur). Ce texte donnait 15 ans à l'Andra pour trouver une solution au stockage de ces déchets. Trois pistes devaient être étudiées: le stockage en sub-surface c'est à dire en grande profondeur, le stockage en surface ou l'émergence possible d'une nouvelle technologie de recyclage. Le ministre de l'Industrie Philippe Devedjian, présent lors de la publication de l'inventaire a assuré que la loi Bataille serait prolongée d'un nouveau texte début 2006, mais sans se prononcer sur les pistes envisagées par le gouvernement. L'Andra mène actuellement des recherches dans un laboratoire situé sous une couche d'argile de 500 mètres d'épaisseur à Bure (Meuse). La loi Bataille prévoyait également un laboratoire de recherche sous un socle granitique. Mais ce site n'a pu ouvrir du fait des oppositions locales.

L'Andra a également cherché à savoir quels seront les volumes à stocker d'ici 2020 dans l'hypothèse d'un parc nucléaire inchangé. Le rythme de production des déchets à vie longue devrait croître régulièrement jusqu'à atteindre 3621 mètres cube en 2020. Les déchets de moyenne activité à vie longue atteindront 54.509 mètres cube. Ces déchets n'ont pas actuellement de filière définitive. Enfin les volumes de déchets très faiblement actifs devraient être multipliés par cinq du fait du démantèlement des centrales en fin de vie.

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