L’amiante suscite l’inquiétude en Nouvelle-Calédonie

Le 29 août 2007 par Diana Semaska
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La Nouvelle-Calédonie est confrontée à un sérieux problème d'amiante. Une étude commandée par le gouvernement canaque à des experts de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), du Laboratoire d'étude des particules inhalées (Lepi) et du Bureau de recherche géologique et minière (BRGM) recommande «immédiatement des mesures visant à la protection de la population en général et des travailleurs».

Sur le Caillou, le nombre de mésothéliomes, cancers provoqués par l'amiante, est estimé 30 fois supérieur à la moyenne mondiale. En cause, la présence dans le pays de nombreux affleurements de trémolite, la forme la plus dangereuse d'amiante.

Une «redéfinition du fonctionnement» et «un financement pérenne» du groupe de travail «amiante», créé par l'exécutif canaque en 2006, sont recommandés par les experts. Le document suggère également une expertise indépendante sur la qualité de l'air dans les zones d'exploitation, une surveillance épidémiologique plus rigoureuse, et un suivi permanent de l'incidence du mésothéliome.

L'amiante avait pourtant fait l'objet de préconisations dès 1994 pour «la réduction des risques et l'amélioration des connaissances», mais elles n'avaient pas été prises en compte, ou alors tardivement.

Des ouvriers travaillent encore sans protection sur des sols amiantés, tandis que des enfants jouent dans de la «farine d'amiante».




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