L’alimentation des nourrissons scrutée par l’InVS

Le 18 janvier 2012 par Romain Loury
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L’Institut de veille sanitaire (InVS) lance une étude nationale sur l’alimentation des nourrissons, Epifane, dont les résultats finaux sont attendus pour le second semestre 2013, a-t-il annoncé dans un communiqué.


Au-delà des premiers jours de vie, «nous ne savons pas grand-chose sur la façon dont les mamans alimentent leurs enfants», indique le responsable de cette étude, Benoît Salanave, de l’Unité de surveillance et d’épidémiologie nutritionnelle (Usen, unité mixte InVS/Université Paris 13).
 

Epifane portera sur 3.500 couples mère-enfant recrutés au moment de l’accouchement dans 140 maternités de France métropolitaine. Après un premier questionnaire à la naissance, ces femmes seront interrogées lors d’entretiens téléphoniques et par questionnaire à 1 mois, 4 mois, 8 mois et 12 mois. Si les résultats à 4 mois sont attendus pour l’automne, les résultats finaux seront connus au second semestre 2013.
 

Objectif de l’enquête: caractériser l’allaitement maternel (fréquence, durée, exclusivité), le recours aux formules lactées commerciales (type, durée, quantité) et les modalités de diversification alimentaire (moment d’introduction des nouveaux aliments, nature, quantité).
Selon un guide publié par le ministère de la santé dans le cadre du programme national Nutrition-santé (PNNS), «l’allaitement maternel est recommandé de façon exclusive jusqu’à 6 mois, et au moins jusqu’à 4 mois pour un bénéfice santé». Quant à la diversification alimentaire, elle doit se faire «à partir de 6 mois dans l’idéal, en tout cas jamais avant 4 mois».
 

«Les résultats d’Epifane permettront de recaler les messages pour les jeunes mères», prévoit Benoît Salanave. En particulier pour mieux «promouvoir l’allaitement au sein», pratique bénéfique pour la santé de l’enfant. Si la tendance est à la hausse, «on est encore loin des pays nordiques», dont le taux se situe «entre 80 et 90%», note l’épidémiologiste.
 

Selon les résultats de l’enquête nationale périnatale 2010, l’allaitement maternel exclusif concernerait 60,2% des nouveau-nés (68,7% pour l’allaitement exclusif ou partiel), contre 40,5% en 1995 et 55,4% en 2003.
 

Les chercheurs recueilleront aussi des données sur la santé de la mère et de l’enfant, mais «cette étude purement descriptive» n’aura pas pour but d’établir un lien entre le type d’alimentation et la survenue de maladies, précise Benoît Salanave. C'est l’une des questions auxquelles répondra l’enquête Elfe, lancée en avril 2011, qui suivra 20.000 enfants de leur naissance jusqu’à l’âge adulte.

 



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