L'alimentation des enfants fonction du niveau d’études des parents

Le 28 août 2013 par Romain Loury
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Quel lien entre l'assiette et les parents?
Quel lien entre l'assiette et les parents?

Les enfants et adolescents des milieux défavorisés mangent globalement moins équilibré que ceux des milieux aisés, situation qui semble avant tout liée au niveau d’études des parents, selon de nouveaux résultats de l’étude Inca2 publiés en août par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses).

Pas de grande surprise: seuls 25% des enfants et adolescents des milieux défavorisés disposeraient d’une alimentation jugée satisfaisante au niveau nutritionnel, contre 40% dans les milieux plus aisés, selon l’étude Inca2, qui inclut 1.455 jeunes de 3 à 17 ans de France métropolitaine. Ces disparités socio-économiques semblent toutefois «d’ampleur limitée», ne dépassant pas 5% en termes de diversité alimentaire, tempère l’Anses.

Dans le détail, les enfants et adolescents des milieux défavorisés consomment moins de fruits et légumes, moins de yaourts —mais plus de lait—, plus de féculents, plus de boissons sucrées, mais aussi légèrement plus de viande et de charcuterie. En revanche, aucune différence en termes de poisson. Les apports nutritionnels sont à peu près les mêmes, si ce n’est des apports plus faibles en lipides et plus élevés en glucides chez les adolescents de faible niveau socio-économique.

Plus que le niveau socio-économique, c’est le niveau d’études des parents qui apparaît comme le facteur le plus déterminant dans ces inégalités sociales. Bien plus que le revenu du foyer ou la catégorie socio-professionnelle des parents: «à niveau de vie équivalent, les consommations alimentaires et la qualité de l’alimentation varient avec le niveau d’études du représentant», explique l’Anses.

«Un faible niveau d’études pourrait ainsi limiter la connaissance et la mise en application des messages nutritionnels», poursuit l’agence. «Selon cette hypothèse, qui reste à mieux documenter, un moyen de limiter les disparités alimentaires [pourrait être] la mise en place d’actions d’information, particulièrement ciblées pour les parents de faible niveau d’études», conclut l’Anses.



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