L’Alberta s’attaque sérieusement à son carbone

Le 23 novembre 2015 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Rachel Notley, la première ministre de l'Alberta.
Rachel Notley, la première ministre de l'Alberta.
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Rachel Notley, première ministre, a présenté, dimanche 22 novembre, la nouvelle politique de la province pétrolière.

«Le Canada est de retour», avait twitté Catherine McKenna, la nouvelle ministre canadienne de l’environnement, lors de sa participation à la pré-COP. Et c’est vrai. Dimanche 22 novembre, le gouvernement de l’Alberta a publié un plan de réduction des émissions de gaz à effet de serre d’une ampleur inédite.

Dans son discours, la Première ministre de la première province pétrolière canadienne[1] a annoncé la mise en place, dès 2017, d’une taxe carbone qui frappera tous les sites industriels non soumis au système de régulation des émissions industrielles. Introduit en 2007, le Specified Gas Emitters Regulation (SGER) impose aux installations émettant plus de 100.000 tonnes de CO2 par an d’acheter des quotas d’émission (20 dollars canadiens [14€] la tonne CO2 en 2016, et 30 $ en 2017).

marché de quotas

Taxe carbone et SGER seront remplacés, en 2018, par un marché de quotas d’émission qui pourrait être couplé à ceux de la Western Climate Initiative (Californie, Québec, Ontario). Ce qui n'est pas sans rappeler feue la politique climatique australienne.

Rachel Notley a également annoncé la fin des centrales électriques au charbon pour 2030, à l’exception de celles qui seront équipées d’un système de captage-stockage géologique de CO2 (CSC). Les énergies renouvelables représenteront à cette échéance le tiers du bouquet électrique régional.

Haut plafond pour le pétrole

Prudente, la Première ministre libérale s’est assuré du soutien de la puissante industrie pétrolière en fixant un très haut plafond d’émission. Le Big Oil de l’Alberta ne pourra pas émette plus de 100 Mt CO2/an: 30% de mieux que les rejets actuels.

Les annonces albertaines interviennent à quelques heures de l’ouverture d’une réunion des ministres de l’environnement des 13 provinces et territoires du pays à la feuille d’érable. Avec le tout nouveau Premier ministre fédéral, Justin Trudeau, ils devront peaufiner la position canadienne lors de la COP 21.

 

 



[1] Doté des troisièmes réserves mondiales d’hydrocarbures, l’Alberta produit les deux tiers du brut canadien.

 



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