L’Alaska en proie aux flammes

Le 30 juillet 2015 par Romain Loury
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Incendie en Alaska
Incendie en Alaska
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Avec 2 millions d’hectares de forêts brûlées depuis début 2015, l’Alaska est en passe de connaître une année record en termes d’incendies. Une conséquence directe du réchauffement climatique, qui pourrait bien l’accélérer.

D’un point de vue climatique, le 49ème Etat américain connaît une année exceptionnelle: en mai, il a connu un record de température, avec environ 4°C au-dessus de la normale saisonnière. Résultat, la neige a fondu bien plus tôt que prévu, le sol s’asséchant d’autant plus vite. Ce qui favorise le risque d’incendie, alors que l’Alaska compte 17% des forêts américaines.

Au rythme actuel, 2015 pourrait bien surpasser 2004, où 2,7 millions d’hectares de forêts étaient partis en fumée. «Ce que nous voyons depuis deux décennies est une augmentation de la surface brûlée d’année en année, et une hausse importante de la fréquence d’années avec de très grands incendies», constate Scott Rupp, spécialiste des forêts à l’université de l’Alaska à Fairbanks, interrogé par le Washington Post.

Le pergélisol mis à nu

Conséquence du réchauffement, ces incendies de forêts le favorisent à leur tour, du fait des gigantesques stocks de carbone, contenus dans les arbres, qu’ils injectent dans l’atmosphère. Et ils mettent le pergélisol à découvert, dont la fonte dégage à son tour des gaz à effet de serre. Au niveau mondial, le pergélisol contient 50% du carbone présents dans les sols.

Outre les rejets de carbone, ces incendies pourraient avoir des conséquences importantes sur la santé publique, du fait de la forte pollution de l’air qu’ils engendrent. Mais aussi sur la biodiversité: après l’incendie, les épicéas noirs sont le plus souvent remplacés par des bouleaux et des peupliers, bouleversant l’écosystème forestier.

En Californie, les départs de feu explosent

En proie à une intense sécheresse, la Californie est elle aussi victime des incendies de forêt, qui font actuellement rage dans le nord. Les départs de feu sont particulièrement fréquents cette année: avec près de 3.900 entre le 1er janvier et le 25 juillet, contre environ 2.760 sur la même période en 2014, selon l’organisme CalFire, en charge de la lutte contre les incendies en Californie.

Pourtant, la surface brûlée s’est effondrée entre les deux années, passant de 16.200 à 11.900 hectares. Non pas que les incendies soient moins redoutables, mais parce que, du fait de l’état de sécheresse, les pompiers ont obtenu des renforts en hommes et en matériel.



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