L’AIEA va suivre l’acidification des océans

Le 19 juin 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Une priorité: surveiller le phénomène dans les récifs coralliens.
Une priorité: surveiller le phénomène dans les récifs coralliens.

Aussi étonnant que cela paraisse, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ne s’intéresse pas uniquement à l’atome. L’institution onusienne, basée à Vienne, dispose de plusieurs laboratoires thématiques dont l’un, installé à Monaco (le MESL), travaille sur l’environnement marin.

C’est précisément ce MESL qui va désormais évaluer, au niveau international, l’évolution de l’acidification des océans.

Pourquoi faire appel à l’ONU pour suivre un tel phénomène? Par manque d’argent et de volonté politique. «En Europe, nous avions le projet Epoca, grâce auquel 32 institutions européennes ont pu étudier les conséquences biologiques, écologiques, biogéochimiques et sociétales de l'acidification des océans», rappelle son coordinateur, Jean-Pierre Gattuso (CNRS/université Pierre et Marie Curie).

Hélas, le projet est désormais achevé et l’Europe n’a pas prorogé l’initiative. Pas plus que les autres gouvernements d’ailleurs. La communauté scientifique s’est donc tournée vers l’AIEA.

«L’AIEA a accepté de nous financer à hauteur du montant de ce que nous trouverions par ailleurs. Nous disposons donc d’un budget de 2 millions de dollars (1,58 millions d’euros) sur trois ans», poursuit l’océanographe.

Au programme du futur centre monégasque: le développement du réseau mondial de mesure de l’acidification. «Pour le moment, nous ne disposons que de 4 stations de mesure dans le monde, dont aucune dans les récifs coralliens, qui sont pourtant l’un des écosystèmes les plus menacés par la baisse du pH de l’eau de mer», rappelle Jean-Pierre Gattuso.

Ce centre mondial devra aussi faciliter les échanges, «notamment permettre aux chercheurs d’utiliser plus facilement les équipements d’autres laboratoires que le leur.»

La pédagogie, enfin, sera au menu. «Même si le processus de l’acidification est connu et universellement admis, nous devons continuer à informer non seulement les décideurs, mais aussi la société civile de ce péril qui menace la vie marine.»



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