L’AIEA ouvre sa banque mondiale de combustible nucléaire

Le 30 août 2017 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Une banque en tôles ondulées.
Une banque en tôles ondulées.
DR

Située au Kazakhstan, cette installation est un moyen de lutter contre la prolifération nucléaire.

 

Cela aura finalement été beaucoup plus long que prévu. Initialement, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) espérait inaugurer sa première banque d’uranium enrichi durant l’automne 2015. Le coupage du ruban a finalement eu lieu mardi 29 août, par le directeur général de l’AIEA, Yukiya Amano, et le président kazakh, Nursultan Nazarbayev.

L’installation, par elle-même, n’a rien d’une cathédrale technologique. Installée sur le terrain du complexe métallurgique Ulba, près de la ville de Ust-Kamenogorsk (nord-est du Kazakhstan), la ‘banque’ ressemble à un vulgaire hangar agricole en tôles métalliques.

Longue haleine. Le projet kazakh a été imaginé par l’AIEA au début des années 2000. Entretemps, la Russie a ouvert une installation comparable, utilisée par l’Iran pour alimenter son réacteur de Bouchehr.

Dans quelques mois, elle abritera une cargaison de 90 tonnes d’hexafluorure d’uranium: de quoi fabriquer suffisamment de combustible nucléaire pour alimenter un réacteur civil à eau légère de 1.000 mégawatts électriques (MWe) de capacité.

Lutte contre la prolifération

La banque, qui doit être exploitée pendant 10 ans par l’AIEA, a officiellement pour vocation d’aider des exploitants de centrales nucléaires à s’approvisionner en combustible en cas de difficultés économiques ou techniques. Derrière cette initiative, l’AIEA et les financeurs du projet[1] entendent limiter surtout le développement d’usines d’enrichissement, pouvant dans certaines conditions synthétiser les matières fissiles nécessaires à la fabrication d’armes nucléaires, comme en Corée du Nord.

Opérationnelle dès 2018, la banque sera accessible aux pays membres de l’AIEA, dont une douzaine préparent leur accession à l’énergie nucléaire.

 

 



[1] Etats-Unis, Union européenne, Koweït, Norvège, Emirats arabes unis et la Nuclear Threat Initiative (via un don de 50 millions de dollars du milliardaire Warren Buffet)

 



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