L'AIE veut promouvoir les énergies propres

Le 07 avril 2011 par Célia Fontaine
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Selon un rapport de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) présenté le 6 avril à Abou Dhabi, le déploiement des énergies propres est encore trop freiné par la demande insistante en énergies fossiles.

Au cours de ces 10 dernières années, le charbon a fait l’objet de 47% des demandes en électricité nouvelle, éclipsant les efforts réalisés pendant la même période pour appliquer les mesures d’efficacité énergétique et les énergies renouvelables.

Afin d’inverser la tendance, l’Agence préconise des politiques de promotion des énergies propres[1] plus «agressives». Cela implique notamment le retrait des subventions aux énergies fossiles.

Le secteur des énergies traditionnelles reçoit en effet 312 milliards de dollars (218,22 milliards d’euros) de subventions à la consommation, contre seulement 57 milliards $ (milliards €) pour les énergies propres. Le rapport estime donc qu’il y a un rééquilibrage à opérer.

«La dépendance du monde aux énergies fossiles menace à court terme la stabilité politique, l’activité économique, ainsi que l’environnement», a déclaré Richard Jones, vice-directeur exécutif de l’AIE.

Le rapport reconnaît tout de même les efforts «remarquables» qui ont été déployés dans le secteur du solaire et de l’éolien. «En ce qui concerne l’énergie solaire, au moins 10 pays possèdent désormais des marchés domestiques de taille, alors qu’il n’y en avait que 3 en 2000», observent les auteurs. Et de poursuivre: «L’éolien a également connu une croissance importante au cours de la dernière décennie, la capacité globale installée fin 2010 était autour de 197 gigawatts, 10 fois plus que les 17 Gw en place fin 2000».

Malgré ces avancées, l’électricité générée dans le monde par des renouvelables n’a augmenté que de 2,7% par an depuis 1990, ce qui est moins que les 3% de croissance enregistrée pour la génération totale d’électricité. Cela signifie que si les énergies nouvelles se développent rapidement, la consommation des énergies traditionnelles augmente encore plus rapidement.

Par conséquence, «pour diviser par deux les émissions de CO2 d’ici 2050, il faudra produire deux fois plus d’énergie par le biais des renouvelables en 2020», précise le rapport.

Mais il ne suffira pas que les pays développés réduisent leurs émissions; les pays en voie de développement devront faire de même si l’ont veut éviter des impacts environnementaux aux dimensions dramatiques.

De son côté, la Banque mondiale a annoncé sa décision de limiter sensiblement ses subventions aux projets de centrales à charbon, en les limitant aux pays les plus pauvres et «à condition qu’il n’y ait pas d’alternatives possibles», précise le Guardian le 5 avril.



[1] Par énergie propres l’AIE entend les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, les véhicules électriques, l’énergie nucléaire, les agrocarburants et les captage et stockage de CO2.


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