L’AIE rabâche l’urgence énergétique

Le 09 novembre 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Chaque année à pareille époque, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) revêt les habits de Cassandre. Du fait de la croissance démographique et de la hausse de la demande, rappelle-t-elle, la consommation d’énergie va fortement progresser. Et, sans action politique forte, cela accroitra très sensiblement les tensions sur les marchés et la concentration de gaz à effet de serre de l’atmosphère.
 
Dévoilée ce matin à Londres, la dernière livraison du rapport vedette de l’agence de l’OCDE ne surprendra donc pas les connaisseurs de la question. L’édition 2011 du World Energy Outlook rappelle quelques projections angoissantes: la consommation d’énergie va progresser d’un tiers d’ici 2035, en grande partie à cause du développement des pays émergents.
 
Dans moins d’un quart de siècle, la Chine consommera 70% de plus de kilowattheures que les Etats-Unis.
 
Cet appétit pour l’énergie ne sera pas sans conséquences environnementales. Si les Etats suivent leur politique climatique, accroissent leur soutien aux énergies renouvelables, l’AIE annonce tout de même une hausse de 20% des émissions de CO2 d'ici 2035. De quoi porter l'augmentation de la température de la planète sur une trajectoire de plus de 3,5°C.?
 
Bref, à moins de donner un très sérieux coup de collier avant 2017, la porte des 2°C de hausse de la température globale (objectif international scellé lors des sommets de Copenhague et de Cancun), reste fermée, prévient l'AIE.??
 
En revanche, si du fait de la crise, les Etats renonçaient aux actions promises, la planète suivrait une trajectoire de hausse de la température de 6°C: le pire des scénarios imaginés par les climatologues!
 
Bien sûr, la décarbonisation de nos sociétés passe par un fort soutien aux énergies renouvelables. Des aides qui pourraient coûter à la collectivité jusqu’à 250 milliards de dollars (184 milliards d’euros) en 2035, évalue l’AIE. Par comparaison, les aides publiques allouées, dans le monde, à la consommation de combustibles et carburants fossiles s’est élevée, l’an passé, à 409 Md$ (301,14 Md€). Un petit coup de rabot sur cette niche fiscale ne s’impose-t-il pas?
 
 


A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus