L’AIE mise sur le développement de l’hydroélectricité

Le 29 octobre 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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L'hydroélectricité a de nouveau la cote à l'AIE
L'hydroélectricité a de nouveau la cote à l'AIE

Décriée il y a quelques années, y compris parfois par la commission internationale des grands barrages, la grande hydroélectricité fait son retour en force.

Lundi 29 octobre, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a de nouveau plaidé en faveur de la plus importante des énergies renouvelables productrices d’électricité dans le monde.

Dans son dernier rapport, l’agence spécialisée de l’OCDE présente une série de recommandations en vue de doubler la production d'hydroélectricité dans le monde d'ici 2050. De quoi éviter l’émission de 3 milliards de tonnes de dioxyde de carbone par an, rappelle l’AIE.

Actuellement, l'hydroélectricité produit 16,3% de l'électricité consommée dans le monde, soit environ 3.500 térawattheures (TWh). C'est plus que le nucléaire (12,8%), beaucoup plus que toutes les autres énergies renouvelables réunies (3,6%). Mais beaucoup moins que les centrales utilisant les combustibles fossiles qui assurent plus de 67% de la production mondiale d'électricité.??

Pour parvenir à doubler la capacité et la production hydroélectrique d'ici 2050 -ce qui ne ferait que maintenir à son niveau actuel la part de l'hydroélectricité dans le bouquet énergétique mondial- l'agence appelle à lever des obstacles réglementaires et financiers et à améliorer l'acceptabilité de cette énergie.

Outre une modernisation et un accroissement des capacités des sites existants par l'ajout de turbines, l'AIE suggère une batterie d'actions gouvernementales (adoption de plans de développement nationaux, coopération transfrontalière accrue autour des grands bassins fluviaux, simplification des procédures administratives...).

Elle émet également des recommandations en matière d'acceptabilité, point faible de l'énergie hydraulique. En effet, les barrages, réputés bénéfiques pour le climat car ils n'émettent pas de gaz carbonique hors leur construction, sont souvent décriés pour leurs conséquences sur la faune et la flore et sur les populations riveraines. Sous certains climats, leur réservoir (notamment durant les premières années d’exploitation) peut aussi émettre de grands volumes de méthane, un gaz à effet de serre 25 fois plus puissant que le CO2.

http://www.iea.org/publications/freepublications/publication/TechnologyRoadmapHydropower.pdf

 



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