L’agriculture bio résiste mieux aux pathogènes

Le 03 août 2018 par Romain Loury
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Le bio mieux armé face aux bioagresseurs
Le bio mieux armé face aux bioagresseurs

En favorisant la régulation naturelle des bioagresseurs, l’agriculture biologique est moins souvent infestée, en particulier par les bactéries et les champignons, révèle une étude publiée dans Nature Sustainability par des chercheurs de l’Inra et de l’université de Rennes 1.

Moins nocive pour l’environnement, l’agriculture biologique favorise la biodiversité, végétale et animale. Quelles retombées cela a-t-il sur l’infestation des cultures par leurs agresseurs? La question demeure controversée, les tenants de l’agriculture conventionnelle affirmant que les pesticides chimiques sont les plus à même de prévenir les dégâts.

Faux, révèle une étude menée par l’équipe d’Adrien Rusch, de l’unité mixte de recherche «Santé et agroécologie du vignoble» (UMR SAVE, Bordeaux)[i]. Les chercheurs ont mené deux méta-analyses sur la littérature scientifique, l’une portant sur le contrôle biologique (celui exercé par les cultures et les sols sur les agresseurs), la seconde sur le taux d’infestation proprement dit.

Un meilleur contrôle biologique

Bilan: face à chacune des trois grandes classes de bioagresseurs, à savoir les pathogènes (bactéries, champignons), les ravageurs (vers nématodes, insectes, acariens) et les plantes adventices, l’agriculture biologique présente un meilleur contrôle biologique des agresseurs, que ce soit par prédation, parasitisme ou compétition.

Mieux armées biologiquement, les cultures bio résistent bien face aux bioagresseurs, parfois mieux que les conventionnelles: leur taux d’infestation par les pathogènes est même inférieur, tandis qu’il est équivalent pour les ravageurs animaux.

Plus de mauvaises herbes

L’infestation par les plantes adventices est en revanche bien plus forte en bio qu’en conventionnel. Pas étonnant, jugent les chercheurs, selon qui «la présence [des mauvaises herbes] contribue vraisemblablement à la diversité des espèces antagonistes des bioagresseurs, en créant un environnement potentiellement moins propice aux maladies et aux ravageurs».



[i] L’UMR SAVE est placée sous l’égide de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) et de Bordeaux Sciences Agro. L’étude a été menée en collaboration avec des chercheurs de l’université de Rennes-1, ainsi qu’avec des chercheurs canadiens et allemands.

 



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