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L’agriculture, à l’origine du pic de pollution francilien

Le 21 mars 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Du nitrate d'ammonium en plein ciel.
Du nitrate d'ammonium en plein ciel.
DR

Lundi dernier 17 mars, les automobilistes franciliens ne savaient peut-être pas pourquoi ils ont dû renoncer à leur voiture portant une plaque paire. Les scientifiques sont en mesure de le leur expliquer. Des chercheurs du Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (LSCE) ont, en effet, quantifié et caractérisé, en temps réel, la pollution aux particules fines qui a pourri l’air d’Ile-de-France entre le 7 et le 15 mars.

Le super site Sirta

Pour ce faire, les chercheurs du LSCE ont utilisé la batterie de capteurs, mise en œuvre sur son «super site» Sirta. Installé sur le plateau de Saclay, ce dispositif, unique en France, peut rendre compte, en temps réel, des niveaux de pollution ambiante et de la nature chimique des particules. «Le Sirta est également doté de systèmes de télédétection (lidar, radar, photomètres) permettant de documenter les propriétés optiques des particules (particules fines, nuages) sur toute la colonne atmosphérique, en plus des propriétés chimiques et physiques des gaz et aérosols proches de la surface», précise le LSCE, dans un communiqué.

Distant d’une vingtaine de kilomètres du centre de Paris, le Sirta est peu affecté par des sources de pollutions très locales comme les axes routiers. Il constitue ainsi un point de référence pour la pollution francilienne. Les observations menées durant le dernier pic de pollution font apparaître que les particules fines étaient principalement issues d'émissions liées à l'agriculture, au chauffage au bois et aux transports.

Du nitrate d’ammonium en majorité

La majorité des particules fines étaient constituées de particules «secondaires», c'est-à-dire non émises directement, mais formées dans l'atmosphère, sous l'action de transformations photochimiques (ensoleillement), à partir de gaz précurseurs comme les oxydes d'azote (transport), l'ammoniac (activités agricoles) et les composés organiques volatils.

Selon le LSCE, 51% des particules 2,5 étaient composés de nitrate d’ammonium (formé d’ammoniac agricole et d’oxydes d’azote produits par l’agriculture et les transports), 15% étaient issues de la combustion de biomasse (chauffage au bois et brûlage de déchets verts), 11% de matières organiques (COV) et 11% de sulfate d’ammonium (issu d’ammoniac agricole et de dioxyde de soufre d’origine industrielle).



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