L’Agence française pour la biodiversité trouve ses marques

Le 29 janvier 2018 par Stéphanie Senet
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Christophe Aubel, directeur général de l'AFB
Christophe Aubel, directeur général de l'AFB

Un an après sa création, l’Agence française de la biodiversité (AFB) a dressé un premier bilan de ses activités, ce 29 janvier à Paris. Au menu: atlas de biodiversité communale, lutte contre le braconnage de civelles et restauration de la biodiversité ultra-marine.

 

Installée en janvier 2017, la nouvelle AFB vient de fêter son premier anniversaire. L’intégration des 4 établissements -Office national de l’eau et des milieux aquatiques (Onema), Agence des aires marines protégées, Atelier des espaces naturels et Parcs nationaux de France- s’est opérée tant bien que mal et l’agence compte aujourd’hui 1.300 agents sur tout le territoire, dont plus de 600 sont chargés d’inspection.

«L’an dernier, 8 agences régionales de la biodiversité ont été créées», rappelle Christophe Aubel, qui dirige l’AFB depuis mars 2016. Elles se trouvent en Ile-de-France, Normandie, Bretagne, Centre-Val de Loire, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur. Une convention a par ailleurs été signée avec la région Grand Est.

 

Appels à projets

Plusieurs appels à projets (AAP) ont également été lancés, dont celui dédié aux atlas de biodiversité communale visant à définir les enjeux d’un territoire et non à répertorier la faune et la flore locales. Au total, 47 collectivités (représentant 685 communes) ont été soutenues, pour une enveloppe globale de 5 millions d’euros. Un autre AAP a visé la restauration de la qualité de l’eau et de la biodiversité aux Antilles françaises suite au passage du cyclone Irma en septembre.

A venir en 2018: un appel à projets visant la restauration de la biodiversité en Outre-mer (4 M€).

 

Saisie record

En charge de la lutte contre les atteintes à la biodiversité, l’AFB a réalisé l’an dernier 20.243 contrôles pour pollution, travaux et trafic d’espèces. Résultat: 28% d’entre eux ont révélé une infraction au code de l’environnement. Une saisie record de 540 kilogrammes de civelles a par ailleurs été réalisée par le service des douanes. Inscrite sur la liste rouge de l’UICN[1], cette espèce fait l’objet d’une recrudescence du braconnage depuis 2016, alors que les captures ont été fortement limitées par l’Union européenne.

 

Budget stable

Côté financement, l’agence dispose d’un budget légèrement inférieur à celui de l’an dernier, avec 225 M€ dans les caisses (contre 244 M€ en 2017), dont 100 M€ représentent des crédits d’intervention. Peu d’évolution à attendre en la matière, si ce n’est «une réflexion en cours, au niveau gouvernemental, autour d’une nouvelle taxe sur l’artificialisation des sols», précise Christophe Aubel.

 

Avis reporté sur le parc éolien du Tréport

Il faudra attendre encore un peu avant de connaître l’avis -conforme- de l’AFB sur le projet de parc éolien offshore au large du Tréport. Demandé en raison du classement d’une partie de la zone en parc naturel marin[2] (celui-ci a d’ailleurs émis un avis négatif en octobre dernier), «l’avis sera rendu par le conseil d’administration de l’AFB avec retard. On pensait pouvoir le rendre le 1er février mais le dossier à instruire est si dense que le travail ne sera pas terminé avant la deuxième quinzaine de février», a précisé le directeur général de l’agence.



[1] Union internationale pour la conservation de la nature

[2] Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale

 



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