L’Afsset soutient un réseau d’experts en santé au travail

Le 07 mars 2008 par Claire Avignon
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Dans une trentaine de CHU, des centres de consultation de pathologies professionnelles (CCPP) assurent chaque année entre 5.000 à 6.000 consultations. Il ne s'agit pas de consultations relatives aux maladies professionnelles, qui regroupent un faible nombre de cas du fait d'une sous-déclaration de ces dernières, mais plus généralement aux problèmes de santé au travail. Les CCPP aident à imputer une maladie à une origine professionnelle. Ils interviennent lorsque les médecins du travail ou les médecins de ville ne sont pas sûrs de leur diagnostic. Depuis 2002, ils sont regroupés en un réseau baptisé depuis deux ans «réseau national de vigilance et de prévention des pathologies professionnelles» (RNV3P).

C'est ce réseau qui a été présenté à la presse mercredi 5 mars par l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) chargée de le coordonner. L'agence travaille de concert avec la Caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés (CnamTS), la Société française de médecine du travail et le CHU de Grenoble.

Le réseau a permis la création d'une base de données nationale d'environ 33.000 cas. Il n'a pas une vocation épidémiologique, puisque les patients ne sont pas représentatifs de la population des travailleurs, mais de «signal». «On a observé une hausse des consultations pour des problèmes psychosociaux. Notre mission est de dire qu'une étude épidémiologique est nécessaire, d'alerter les spécialistes dans les entreprises», explique Gérard Lasfarges, chef du département d'expertises de l'Afsset. Autre exemple donné par Régis de Gaudemaris, du CHU de Grenoble: «Les recours liés à l'asthme professionnel ont récemment diminué. Est-ce lié au fait que les médecins se sont équipés en spiromètre et n'ont plus besoin de nos plateaux techniques, ou bien que la prévention marche? J'opte plutôt pour la seconde hypothèse, mais il nous faut des partenaires pour connaître la réponse, comme l'Institut de veille sanitaire (InVS)».

Le budget du RNV3P est d'environ 500.000 euros annuels, dont 50.000 proviennent de la Cnam et le reste de l'Afsset. La Cnam finance également à hauteur d'un million d'euros les consultations des travailleurs du régime général.




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