L’Afsset souhaite une réglementation sanitaire pour les baignades artificielles publiques

Le 31 juillet 2009 par Sonia Pignet
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A la demande des ministères en charge de la santé et de l’environnement, l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset) a réalisé une expertise sur les baignades artificielles ouvertes au public. Il s’agit des baignades créées artificiellement, où l’eau est captée et retenue, comme par exemple certains étangs, les barrages, les bassins à marée ou encore les baignades à traitement par filtration biologique, appelées couramment piscines «naturelles», «biologiques» ou «écologiques». L’Afsset a publié son rapport jeudi 30 juillet.

Ces baignades ne font l’objet d’aucune réglementation, et donc d’aucune obligation de contrôle de la qualité de l’eau. Pourtant, «les risques sanitaires peuvent être plus élevés pour ces baignades artificielles que pour les autres baignades naturelles ou les piscines : l’eau ne court pas (ou peu) naturellement; elle n’est pas désinfectée comme dans les piscines», notent les auteurs du rapport. Les risques sont cependant du même acabit: germes apportés par les baigneurs, microalgues toxiques, ou éléments pathogènes issus de l’environnement (via le ruissellement d’eaux usées, l’intrusion d’animaux, etc.). L’Afsset recommande qu’une réglementation soit mise en place pour protéger les baigneurs, de plus en plus nombreux sur ces sites car attirés par l’appellation « naturel».

Elle demande en particulier que soit effectué un recensement de ces baignades et la mise en place d’analyses microbiologiques. En attendant la mise en œuvre de cette première mesure, elle recommande de prendre de meilleures précautions hygiéniques (par exemple l’installation de douches avant d’entrer dans la baignade ainsi que de panneaux d’information), de limiter le nombre de baigneurs et d’imposer un délai maximal pour le renouvellement de l’eau fixé à 12h (par filtration ou apport d’eau neuve). Enfin, elle estime que les données sur les «piscines biologiques» sont insuffisantes pour développer ces baignades en fréquentation libre, et recommande la mise en œuvre d’un programme expérimental sur ce sujet.


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