L’Afrique signe une charte contre la pêche illégale

Le 18 octobre 2016 par Stéphanie Senet
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Au programme: entraide et harmonisation entre les Etats
Au programme: entraide et harmonisation entre les Etats

Plusieurs pays de l’Union africaine ont adopté, le 15 octobre à Lomé (Togo), une charte visant à renforcer la lutte contre la piraterie et la pêche illégale.

 

Historique, cette charte a été signée par 31 Etats africains, dont la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Burkina Faso, le Mali et le Nigéria. En revanche, il a été rejeté par des poids lourds comme l’Algérie, l’Egypte, l’Afrique du Sud, le Mozambique, le Sénégal et le Cameroun.

Elle vise à «prévenir et à réprimer notamment la piraterie, les trafics illicites de tous genres en mer (…) ainsi que la pêche illicite, non déclarée et non réglementée». Autres objectifs: «protéger l’environnement en général et l’environnement marin dans l’espace des Etats côtiers et insulaires en particulier».

 

Après une dizaine de pays, dont les Etats-Unis en septembre, c’est au tour de l’Union européenne de partir en campagne pour réduire les subventions à la surpêche dans le monde. La Commission a annoncé, le 17 octobre, qu’elle voulait relancer les négociations sur un accord international au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Cette proposition, qui prévoit des exceptions pour les pays en développement, sera présentée à tous les membres de l’OMC dans la semaine.

 

Changement climatique et déchets dangereux

L’art. 25 stipule que «chaque Etat prend des mesures spécifiques d’adaptation et d’atténuation visant à contenir le changement climatique et les menaces environnementales sur le secteur maritime».

Chaque partie doit mettre en place un mécanisme de détection et de prévention des pollutions marines, et en particulier des déversements des déchets toxiques et dangereux (art.27).

Ce texte crée aussi un fonds dédié à la sûreté et la sécurité maritime (art. 11) sans toutefois le financer, et vise à harmoniser les législations étatiques contre la piraterie et la pêche illégale.

Il n’entrera en vigueur qu’après la 15e ratification. «C’est une première étape. Il faut attendre son application», a commenté le commissaire européen en charge de la pêche Karmenu Vella.

 

 



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