L’Afrique du Sud renonce une nouvelle fois au nucléaire

Le 23 novembre 2016 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
La centrale de Koeberg a été construite par le Français Framatome.
La centrale de Koeberg a été construite par le Français Framatome.
DR

Pretoria décale d'au moins 15 ans la relance de son programme électronucléaire.

Ce ne sera pas pour cette fois. Mardi 22 novembre, le gouvernement sud-africain a confirmé qu’il renonçait une nouvelle fois à lancer la construction de réacteurs nucléaires. Initialement, Pretoria avait prévu de connecter au réseau plusieurs tranches (pour une puissance totale de 9.600 mégawatts électriques) vers 2023. Les constructeurs russe (Rosatom), chinois, sud-coréen (Kepco), américain (Westinghouse) et français (EDF/Areva) étaient sur les rangs. Finalement, la décision a été repoussée à 2030.

Scandales et financements

Plusieurs raisons expliquent ce renoncement. Jacob Zuma, le président sud-africain, est embourbé dans une série de scandales. L’un d’entre eux met en scène les Gupta. Proche du chef de l’Etat, cette famille d’hommes d’affaires est supposée fournir l’intégralité du combustible nucléaire aux futures centrales, quelle que soit la technologie choisie. De quoi susciter bien des interrogations sur les relations entre la présidence et les Gupta.

Réacteurs à boulets

Autre écueil: l’Afrique du Sud n’a probablement pas réussi à assurer le financement d’un investissement dont le montant est estimé à une centaine de milliards d’euros. 

Le seul pays africain doté d’une centrale nucléaire avait déjà prévu d’en construire de nouvelles. Entre 1993 et 2010, Eskom avait tenté de relancer un vieux projet de réacteur ‘à boulets’, une technologie Siemens, aujourd’hui détenue par Areva. Par la suite, l’électricien national avait prévu de lancer un premier appel d’offres international, sans lendemain.



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus